Galerie Perrin company logo
Galerie Perrin
Skip to main content
  • Menu
  • Tableaux
  • Œuvres sur papier
  • Mobilier d'art
  • Sculpture
  • Objets d'art
  • Céramiques
  • Expositions
  • La Galerie
  • Contact
Menu

Œuvres

  • Tous
  • Tableaux
  • Œuvres sur papier
  • Mobilier d'art
  • Sculpture
  • Objets d'art
  • Céramiques
Sergio Roger, Bellator III, Barcelone, 2026
Sergio Roger, Bellator III, Barcelone, 2026
Sergio Roger, Bellator III, Barcelone, 2026

Sergio Roger

Bellator III, Barcelone, 2026
Lin ancien teint avec des pigments végétaux, acier inoxydable et fibre de verre
H. 174 cm ; L. 56 cm ; P. 43 cm
H. 68 1/2 in ; W. 22 in ; D. 16 7/8 in
Demande d'information
%3Cdiv%20class%3D%22artist%22%3ESergio%20Roger%3C/div%3E%3Cdiv%20class%3D%22title_and_year%22%3E%3Cspan%20class%3D%22title_and_year_title%22%3EBellator%20III%3C/span%3E%2C%20%3Cspan%20class%3D%22title_and_year_year%22%3EBarcelone%2C%202026%3C/span%3E%3C/div%3E%3Cdiv%20class%3D%22medium%22%3ELin%20ancien%20teint%20avec%20des%20pigments%20v%C3%A9g%C3%A9taux%2C%20acier%20inoxydable%20et%20fibre%20de%20verre%3C/div%3E%3Cdiv%20class%3D%22dimensions%22%3EH.%20174%20cm%20%3B%20L.%2056%20cm%20%3B%20P.%2043%20cm%3Cbr/%3E%0AH.%2068%201/2%20in%20%3B%20W.%2022%20in%20%3B%20D.%2016%207/8%20in%3C/div%3E

Plus d'images

  • (View a larger image of thumbnail 1 ) Thumbnail of additional image
  • (View a larger image of thumbnail 2 ) Thumbnail of additional image
  • (View a larger image of thumbnail 3 ) Thumbnail of additional image
À la croisée de la sculpture, de l'archéologie et de l'histoire de l'art, Sergio Roger développe une œuvre singulière qui réinterprète l'héritage de l'Antiquité gréco-romaine à travers un matériau inattendu...
Lire la suite
À la croisée de la sculpture, de l'archéologie et de l'histoire de l'art, Sergio Roger développe une œuvre singulière qui réinterprète l'héritage de l'Antiquité gréco-romaine à travers un matériau inattendu : le textile. Formé à l'Universität der Künste de Berlin, notamment auprès de Hito Steyerl, et marqué par l'enseignement de figures majeures de l'art contemporain telles que Tony Cragg et Rebecca Horn, il explore depuis plusieurs années les possibilités sculpturales du lin ancien, de la soie brute et du cuir, associés parfois à des matériaux traditionnels tels que le bronze, l'acier ou le béton.

Bustes d'empereurs, divinités antiques, fragments architecturaux, colonnes et vestiges imaginaires composent un répertoire directement inspiré de la statuaire classique. D'une remarquable précision formelle, ses sculptures évoquent au premier regard le marbre des collections archéologiques. Pourtant, derrière l'apparente solidité de la pierre se révèle la souplesse du tissu, minutieusement cousu, assemblé et modelé. Cette substitution du marbre par le textile constitue le geste fondamental de son travail. Là où la sculpture antique incarne traditionnellement la permanence, la monumentalité et l'idéal d'éternité, Roger introduit la fragilité, la souplesse et la mémoire d'un matériau déjà chargé d'histoire.

Le choix du lin ancien est essentiel à sa démarche. L'artiste recherche des étoffes anciennes, notamment dans le sud de la France, dont il conserve les irrégularités, les traces d'usure et la patine. Il les teint parfois à l'aide de pigments naturels afin d'accentuer leur ressemblance avec la pierre vieillie. Chaque fragment de tissu possède ainsi sa propre histoire, antérieure à celle de la sculpture qu'il contribue à créer. Cette relation intime au textile trouve également ses origines dans l'histoire familiale de l'artiste. Descendant d'une lignée de fabricants de laine installés en Catalogne depuis plusieurs siècles, Roger a découvert que son attirance précoce pour la couture et les étoffes prolongeait, presque inconsciemment, un héritage ancestral. Au-delà de la virtuosité technique, son œuvre interroge notre manière de regarder et d'interpréter le passé. L'artiste s'intéresse particulièrement à la façon dont les musées occidentaux, depuis le XIXe siècle, ont façonné notre perception de l'Antiquité. La présentation des sculptures classiques, leur fragmentation et leur blancheur supposée ont progressivement construit une image idéalisée du monde gréco-romain, parfois éloignée de sa réalité historique. Les statues antiques, aujourd'hui admirées pour la blancheur de leur marbre, étaient en effet souvent polychromes. En réinterprétant ces formes à travers des matériaux souples et modestes, Roger remet en question les notions d'authenticité, de permanence et d'autorité traditionnellement associées à la sculpture monumentale. Son travail s'inscrit également dans une réflexion plus vaste sur la mémoire collective, l'identité et la dimension sacrée des images. Les figures mythologiques et les vestiges de civilisations anciennes deviennent les supports d'une interrogation contemporaine sur la transmission de l'histoire et la construction de nos représentations culturelles. Cette réflexion trouve une expression particulièrement aboutie dans son exposition Mnemosyne's Delay, présentée chez Robilant + Voena à New York en 2024. Empruntant son titre à Mnémosyne, déesse grecque de la mémoire, l'exposition réunissait des figures antiques réinventées, invitant le spectateur à reconsidérer la frontière entre l'objet archéologique et sa représentation contemporaine. À travers ses sculptures, Roger établit ainsi un dialogue entre deux temporalités : celle des civilisations anciennes, dont les formes nous sont parvenues à travers les siècles, et celle du textile, matériau quotidien, périssable et profondément humain. Chez Sergio Roger, la ruine n'est pas seulement le vestige d'une civilisation disparue : elle devient un espace de réinterprétation, où la mémoire collective rencontre l'expérience personnelle. En substituant à la froideur du marbre la sensibilité du tissu, l'artiste donne aux figures du passé une présence nouvelle, à la fois monumentale et vulnérable. Son œuvre ne cherche pas à reproduire l'Antiquité, mais à en questionner la transmission, les interprétations et les mythes. Comme il le confiait au New York Times en 2022 : « Les textiles sont sensibles ; ils absorbent. Ils portent des histoires. »

Sergio Roger est né en 1982 à Barcelone, où il vit et travaille.

Formation
2009–2010 — Meisterschüler, Universität der Künste (UdK), Berlin, Allemagne.
2006–2009 — Master of Arts, Universität der Künste (UdK), Berlin, Allemagne, sous la direction de Hito Steyerl.
2005 — Programme Erasmus, Royal Academy of Art (KKH), Stockholm, Suède.

Principales expositions personnelles
2025 — El Somni de les Bàquides, Gran Teatre del Liceu, Barcelone, Espagne.
2025 — Il Tempo Cucito, Galleria Tonelli, Porto Cervo, Italie.
2024 — Mnemosyne's Delay, Robilant + Voena, New York, États-Unis.
2023 — XCVIII, Spazio Nuovo, Rome, Italie.
2022 — Sergio Roger x Christie's, Christie's King Street Gallery, Londres, Royaume-Uni.

Collections publiques et privées
Museo Fondazione Luigi Rovati, Milan, Italie.
Colección Norte de Arte Contemporáneo, Santander, Espagne.
Fundación Caja Madrid, Madrid, Espagne.
Shannon & Peter Getty Collection, San Francisco, États-Unis.
Anna Vallés Collection, Lleida, Espagne.

Prix et distinctions
2010 — Premio Concurso de Artes Plásticas del Gobierno de Cantabria, Espagne.
2009 — Premier prix, Generación 09 – Premios y Becas de Arte, Caja Madrid, Espagne.

Bibliographie sélective
2026 — Carme Ribas, Joan Roig et Àngela Molina Climent, Seny i Rauxa, catalogue d'exposition, Disseny Hub Barcelona.
2025 — Charlotte Vannier, Le Fil dans l'art contemporain, Éditions Pyramyd.
2025 — Luigi Tonelli, Il Tempo Cucito, Sergio Roger, catalogue d'exposition, Galleria Tonelli, Milan.
2024 — Roma Amor: The Fall of Empires, catalogue de la Biennale de Bonifacio, De Renava, Paris.
2025 — Gregory Aldrete, Adeline Bats, Mireille Bélis et al., Le Lin, Fibre de Civilisation(s), Actes Sud, Arles.
2010 — IX Premio Artes Plásticas, catalogue, Consejería de Cultura, Cantabria.
2009 — Generación 2009. Premios y Becas de Arte, catalogue, Caja Madrid.

Presse et entretiens
2024 — Alain Elkann Interviews, Sergio Roger: Sculpting with Fabric, entretien publié le 19 mai 2024.
2022 — The New York Times, T Magazine, Alice Cavanagh, His Sculptures Look Like Stone. They Feel More Like Pillows, 21 septembre 2022 (édition imprimée du 2 octobre 2022).
Fermer les détails
Partager
  • Facebook
  • X
  • Pinterest
  • Tumblr
  • Email
Précédent
|
Suivant
170 
sur  172
Gérer les cookies
© 2026 Galerie Perrin
Site réalisé par Artlogic
Nous envoyer un e-mail

Ce site utilise des cookies
Ce site utilise des cookies afin d'améliorer votre expérience. Contactez-nous pour en savoir plus sur notre politique en matière de cookies.

Gérer les cookies
Refuser les cookies non essentiels
Accepter

Préférences de cookies

Cochez les catégories de cookies que vous autorisez sur notre site

Cookie options
Nécessaires au fonctionnement du site, ils ne peuvent pas être désactivés.
Améliorer votre expérience sur le site en mémorisant les choix que vous faites concernant son fonctionnement.
Nous autoriser à collecter des données d'utilisation anonymes afin d'améliorer l'expérience sur notre site.
Nous autoriser à identifier nos visiteurs afin de proposer des contenus marketing personnalisés et ciblés.
Enregistrer les préférences