Francesco Guardi
Caprice avec un arc en ruine et les murs d'un village, XVIIIe siècle
Huile sur toile
68,5 x 54 cm
27 x 21 1/4 in
27 x 21 1/4 in
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Le tableau représente un paysage architectural imaginaire dominé par un grand arc gothique partiellement ruiné. De modestes constructions viennent s'appuyer contre cette architecture monumentale, tandis qu'un second arc, visible dans...
Le tableau représente un paysage architectural imaginaire dominé par un grand arc gothique partiellement ruiné. De modestes constructions viennent s'appuyer contre cette architecture monumentale, tandis qu'un second arc, visible dans la profondeur de la composition, prolonge la perspective. Quelques petites figures animent discrètement la rue et soulignent, par contraste, l'échelle imposante des ruines. Un vaste ciel nuageux occupe près de la moitié de la composition et contribue fortement à son atmosphère.
L'œuvre appartient au genre du capriccio, auquel Francesco Guardi consacra une part importante de sa production. Dans ces compositions, des éléments architecturaux vraisemblables sont librement associés, transformés ou déplacés afin de créer des paysages qui ne correspondent pas nécessairement à un lieu réel. À la description topographique propre à la veduta s'oppose ainsi une conception plus libre et imaginative de l'espace. Guardi développa dans ces scènes une touche particulièrement souple, faisant de l'atmosphère, de la lumière et de la vibration picturale des éléments essentiels de la représentation. La National Gallery de Londres souligne précisément que ses capricci constituent des scènes imaginaires de petit format dans lesquelles s'affirme cette manière plus libre.
La composition peut être rapprochée de plusieurs caprices répertoriés par Antonio Morassi et présentant eux aussi de grandes architectures en ruine animées de petites figures. Le rapprochement avec le Caprice avec un arc en ruine de la National Gallery de Londres est particulièrement significatif : dans cette œuvre, comme dans le présent tableau, une architecture monumentale et délabrée structure entièrement l'espace pictural, tandis que les personnages ne jouent qu'un rôle secondaire. Ce type de paysage imaginaire occupe une place importante dans l'œuvre tardive de Guardi, parallèlement aux vues de Venise auxquelles il doit sa célébrité.
Francesco Guardi (1712-1793)
Francesco Guardi naît à Venise en 1712 dans une famille de peintres : son père, Domenico Guardi, était lui-même peintre, tandis que sa sœur épousa Giovanni Battista Tiepolo en 1719. Ses premières œuvres figuratives furent réalisées en association avec son frère Gian Antonio. Vers 1760, Francesco s'orienta principalement vers la peinture de vues, devenant, après Canaletto, l'un des principaux représentants de la veduta vénitienne du XVIIIe siècle. S'il reprend parfois des compositions ou des sujets développés par Canaletto, il s'en distingue progressivement par une touche plus libre et par une attention particulière aux effets changeants de la lumière et de l'atmosphère. Ses vues de Venise comme ses paysages imaginaires connurent un important succès. Guardi mourut à Venise en 1793.
L'œuvre appartient au genre du capriccio, auquel Francesco Guardi consacra une part importante de sa production. Dans ces compositions, des éléments architecturaux vraisemblables sont librement associés, transformés ou déplacés afin de créer des paysages qui ne correspondent pas nécessairement à un lieu réel. À la description topographique propre à la veduta s'oppose ainsi une conception plus libre et imaginative de l'espace. Guardi développa dans ces scènes une touche particulièrement souple, faisant de l'atmosphère, de la lumière et de la vibration picturale des éléments essentiels de la représentation. La National Gallery de Londres souligne précisément que ses capricci constituent des scènes imaginaires de petit format dans lesquelles s'affirme cette manière plus libre.
La composition peut être rapprochée de plusieurs caprices répertoriés par Antonio Morassi et présentant eux aussi de grandes architectures en ruine animées de petites figures. Le rapprochement avec le Caprice avec un arc en ruine de la National Gallery de Londres est particulièrement significatif : dans cette œuvre, comme dans le présent tableau, une architecture monumentale et délabrée structure entièrement l'espace pictural, tandis que les personnages ne jouent qu'un rôle secondaire. Ce type de paysage imaginaire occupe une place importante dans l'œuvre tardive de Guardi, parallèlement aux vues de Venise auxquelles il doit sa célébrité.
Francesco Guardi (1712-1793)
Francesco Guardi naît à Venise en 1712 dans une famille de peintres : son père, Domenico Guardi, était lui-même peintre, tandis que sa sœur épousa Giovanni Battista Tiepolo en 1719. Ses premières œuvres figuratives furent réalisées en association avec son frère Gian Antonio. Vers 1760, Francesco s'orienta principalement vers la peinture de vues, devenant, après Canaletto, l'un des principaux représentants de la veduta vénitienne du XVIIIe siècle. S'il reprend parfois des compositions ou des sujets développés par Canaletto, il s'en distingue progressivement par une touche plus libre et par une attention particulière aux effets changeants de la lumière et de l'atmosphère. Ses vues de Venise comme ses paysages imaginaires connurent un important succès. Guardi mourut à Venise en 1793.
