François-Honoré-Georges Jacob, dit Jacob-Desmalter
Bureau plat, Paris, époque Empire (1804-1815)
Acajou et bronze doré ; cuir
H. 75 cm ; L. 197 cm ; P. 97,5 cm
H. 29 1/2 in ; W. 77 1/2 in ; D. 38 3/8 in
H. 29 1/2 in ; W. 77 1/2 in ; D. 38 3/8 in
Ce bureau plat de forme rectangulaire présente un bâti en acajou et placage d’acajou. La ceinture est agrémentée de trois tiroirs, décorés de griffons ailés et d’une lyre rehaussant les...
Ce bureau plat de forme rectangulaire présente un bâti en acajou et placage d’acajou. La ceinture est agrémentée de trois tiroirs, décorés de griffons ailés et d’une lyre rehaussant les entrées de serrure. Sur les trois autres côtés, la ceinture est ornée de deux rangs de palmettes et de spires, ponctués par des roses stylisées.
Les montants pleins à large enroulements sont soulignés, en partie haute, d’une feuille d’acanthe sculptée et d’un mufle de lion en bronze doré et ciselé. Sur les côtés, deux enroulements en bois sculpté sont soulignés d’une fleur de lotus et de feuillages en bronze ciselé et doré. Les pieds se terminent par d’imposantes griffes. Une base pleine, en « podium », réunit les quatre pieds. La rigueur de ses lignes, soulignée par une ornementation raffinée en bronze doré, et sa belle ampleur confèrent à ce bureau une allure majestueuse. Il appartient à une production d’apparat.
Le vocabulaire décoratif de ce meuble est caractéristique de Jacob Desmalter. Dans leur Recueil de Décorations Intérieures paru en 1812, Charles Percier (1764-1838) et Pierre Fontaine (1762-1853) publient un dessin représentant les côtés et les pieds du bureau, modèle inventé « par les frères Jacob ». Ce modèle à large enroulement, souligné par une fleur de lotus et agrémenté de griffes imposantes, se retrouve dans notre bureau.
Plusieurs meubles d’apparat de Jacob-Desmalter peuvent être rapprochés de notre bureau. Le bureau mécanique de Napoléon, livré en 1809 par Jacob-Desmalter, présente une ligne générale similaire : des griffes imposantes, une base pleine « en podium » et une ceinture garnie de rangs de palmettes. Les bronzes décorant les entrées de serrure sont identiques à ceux de notre bureau.
Un autre bureau mécanique, réalisé par Jacob-Desmalter pour le château de Compiègne, présente une ornementation en bronze doré exactement semblable au nôtre. Les enroulements des côtés, bien que plus petits, sont également réalisés selon le même dessin. Le mécanisme dissimulé sous le plateau alourdit cependant l’allure de ce meuble.
François-Honoré-Georges Jacob dit Jacob Desmalter (1770-1841)
Né à Paris en 1770, fils du grand Georges Jacob (1739-1814), François-Honoré-Georges Jacob, dit Jacob-Desmalter, s’associe en 1797 avec son frère Georges Jacob Fils (1768-1803) pour fonder l’entreprise « Jacob Frères rue Meslée ». A la mort de Jacob Fils en 1803, François-Honoré-Georges s’associe avec son père pour fonder l’entreprise « Jacob-Desmalter et Cie ». Principaux fournisseurs du Garde-Meuble Impérial, ils décorent les châteaux de la famille impériale en pièces d’ébénisterie de luxe. Ils renouvellent profondément le vocabulaire ornemental et fondent le style Empire, aux formes épurées inspirées de l’Antique. A la chute de l’Empire, l’entreprise fait faillite. Georges Jacob se retire alors, laissant François-Honoré-Georges créer seul sous la Restauration. Ce dernier meurt à Paris en 1841.
Les montants pleins à large enroulements sont soulignés, en partie haute, d’une feuille d’acanthe sculptée et d’un mufle de lion en bronze doré et ciselé. Sur les côtés, deux enroulements en bois sculpté sont soulignés d’une fleur de lotus et de feuillages en bronze ciselé et doré. Les pieds se terminent par d’imposantes griffes. Une base pleine, en « podium », réunit les quatre pieds. La rigueur de ses lignes, soulignée par une ornementation raffinée en bronze doré, et sa belle ampleur confèrent à ce bureau une allure majestueuse. Il appartient à une production d’apparat.
Le vocabulaire décoratif de ce meuble est caractéristique de Jacob Desmalter. Dans leur Recueil de Décorations Intérieures paru en 1812, Charles Percier (1764-1838) et Pierre Fontaine (1762-1853) publient un dessin représentant les côtés et les pieds du bureau, modèle inventé « par les frères Jacob ». Ce modèle à large enroulement, souligné par une fleur de lotus et agrémenté de griffes imposantes, se retrouve dans notre bureau.
Plusieurs meubles d’apparat de Jacob-Desmalter peuvent être rapprochés de notre bureau. Le bureau mécanique de Napoléon, livré en 1809 par Jacob-Desmalter, présente une ligne générale similaire : des griffes imposantes, une base pleine « en podium » et une ceinture garnie de rangs de palmettes. Les bronzes décorant les entrées de serrure sont identiques à ceux de notre bureau.
Un autre bureau mécanique, réalisé par Jacob-Desmalter pour le château de Compiègne, présente une ornementation en bronze doré exactement semblable au nôtre. Les enroulements des côtés, bien que plus petits, sont également réalisés selon le même dessin. Le mécanisme dissimulé sous le plateau alourdit cependant l’allure de ce meuble.
François-Honoré-Georges Jacob dit Jacob Desmalter (1770-1841)
Né à Paris en 1770, fils du grand Georges Jacob (1739-1814), François-Honoré-Georges Jacob, dit Jacob-Desmalter, s’associe en 1797 avec son frère Georges Jacob Fils (1768-1803) pour fonder l’entreprise « Jacob Frères rue Meslée ». A la mort de Jacob Fils en 1803, François-Honoré-Georges s’associe avec son père pour fonder l’entreprise « Jacob-Desmalter et Cie ». Principaux fournisseurs du Garde-Meuble Impérial, ils décorent les châteaux de la famille impériale en pièces d’ébénisterie de luxe. Ils renouvellent profondément le vocabulaire ornemental et fondent le style Empire, aux formes épurées inspirées de l’Antique. A la chute de l’Empire, l’entreprise fait faillite. Georges Jacob se retire alors, laissant François-Honoré-Georges créer seul sous la Restauration. Ce dernier meurt à Paris en 1841.
