Adrien Delorme
Commode à deux vantaux, Paris, époque Louis XV, vers 1760
Bâti de bois tendre ; placage de satiné, d’amarante et de bois clair
H. 85 cm ; L. 97,5 cm ; P. 45 cm
H. 33 1/2 in ; W. 38 3/8 in ; D. 17 3/4 in
H. 33 1/2 in ; W. 38 3/8 in ; D. 17 3/4 in
La commode présente trois faces principales légèrement galbées et marquetées à motifs de volutes à enroulements traitées en amarante, enfermées dans des compartiments rectilignes, et contrastant sur des fonds de...
La commode présente trois faces principales légèrement galbées et marquetées à motifs de volutes à enroulements traitées en amarante, enfermées dans des compartiments rectilignes, et contrastant sur des fonds de satiné très clair et plus foncé disposés en chevrons, évoquant ainsi un décor zébré, marqueterie caractéristique de l’œuvre d’Adrien Delorme.
Le meuble est fermé en façade au moyen de deux vantaux et affiche une découpe inférieure en accolades soulignée d’un filet marqueté en damier ornant également en continuité les quatre pieds en console supportant l’ensemble. Très discrets, les ornements de bronze sont limités aux entrées de serrure et aux sabots des pieds à enroulements ciselés d’acanthes, de fleurons et de perles. Un plateau de marbre brèche d’Alep couronne la commode.
Comptant parmi les ébénistes réputés de son temps, notamment pour ses marqueteries, ses laques et ses vernis dans le goût de l’Extrême-Orient, Adrien Delorme était établi rue du Temple, à Paris, signalé non seulement comme fabricant mais aussi comme marchand de meubles.
Il était le fils de François Delorme et appartenait à une lignée d’artisans dont le nom patronymique était Faizelot, certains d’entre eux se faisant d’ailleurs appeler Faizelot-Delorme. Sa réputation de marqueteur fut telle qu’il fut cité dans les almanachs de l’époque comme « l’un des plus habiles et des plus renommés pour les ouvrages de marqueterie ».
Il se spécialisa notamment dans ce style si caractéristique de marqueterie fait de volutes chantournées traitées en amarante sur fond de satiné clair, presque jaune, alternant avec des veines plus foncées dessinant des chevrons, singularité bien visible sur notre commode.
En 1768, Delorme fut élu juré de sa corporation en remplacement de son père qui venait de mourir et qui exerçait cette fonction depuis 1766. Quant il se retira en 1783, il mit en vente publique sont stock qui comprenait « quantité de commodes, coins serre-papiers et bureaux ornés de fontes dorées » (Annonces, affiches et avis divers, 28 février et 29 avril 1783).
Des œuvres de notre ébéniste sont aujourd’hui conservées à Paris, au musée du Louvre et au musée Carnavalet ; à Londres, à Waddesdon Manor ; à Amsterdam, au Rijksmuseum ; à Lisbonne, au Calouste Gulbenkian Museum ; à Budapest, au musée des Arts décoratifs ; ainsi qu’aux Etats-Unis, à Malibu (Californie), dans les collection du J. Paul Getty Museum.
Le meuble est fermé en façade au moyen de deux vantaux et affiche une découpe inférieure en accolades soulignée d’un filet marqueté en damier ornant également en continuité les quatre pieds en console supportant l’ensemble. Très discrets, les ornements de bronze sont limités aux entrées de serrure et aux sabots des pieds à enroulements ciselés d’acanthes, de fleurons et de perles. Un plateau de marbre brèche d’Alep couronne la commode.
Comptant parmi les ébénistes réputés de son temps, notamment pour ses marqueteries, ses laques et ses vernis dans le goût de l’Extrême-Orient, Adrien Delorme était établi rue du Temple, à Paris, signalé non seulement comme fabricant mais aussi comme marchand de meubles.
Il était le fils de François Delorme et appartenait à une lignée d’artisans dont le nom patronymique était Faizelot, certains d’entre eux se faisant d’ailleurs appeler Faizelot-Delorme. Sa réputation de marqueteur fut telle qu’il fut cité dans les almanachs de l’époque comme « l’un des plus habiles et des plus renommés pour les ouvrages de marqueterie ».
Il se spécialisa notamment dans ce style si caractéristique de marqueterie fait de volutes chantournées traitées en amarante sur fond de satiné clair, presque jaune, alternant avec des veines plus foncées dessinant des chevrons, singularité bien visible sur notre commode.
En 1768, Delorme fut élu juré de sa corporation en remplacement de son père qui venait de mourir et qui exerçait cette fonction depuis 1766. Quant il se retira en 1783, il mit en vente publique sont stock qui comprenait « quantité de commodes, coins serre-papiers et bureaux ornés de fontes dorées » (Annonces, affiches et avis divers, 28 février et 29 avril 1783).
Des œuvres de notre ébéniste sont aujourd’hui conservées à Paris, au musée du Louvre et au musée Carnavalet ; à Londres, à Waddesdon Manor ; à Amsterdam, au Rijksmuseum ; à Lisbonne, au Calouste Gulbenkian Museum ; à Budapest, au musée des Arts décoratifs ; ainsi qu’aux Etats-Unis, à Malibu (Californie), dans les collection du J. Paul Getty Museum.
