France, époque Régence
Miroir, Époque Régence, vers 1720
Bois sculpté et doré ; glace
H. 128,5 cm ; L. 67 cm ; P. 11 cm
H. 50 5/8 in ; W. 26 3/8 in ; D. 4 3/8 in
H. 50 5/8 in ; W. 26 3/8 in ; D. 4 3/8 in
Ce miroir, caractéristique de la période Régence, présente une double bordure rectangulaire à motifs alternés d’oves et de rosettes enfermant des parecloses de glace rehaussées d’agrafes aux angles, ces dernières...
Ce miroir, caractéristique de la période Régence, présente une double bordure rectangulaire à motifs alternés d’oves et de rosettes enfermant des parecloses de glace rehaussées d’agrafes aux angles, ces dernières en forme de palmettes flanquées d’enroulements feuillagés. Un large fronton à découpe architecturée affiche un luxuriant décor sculpté, ponctué au sommet d’une large palmette feuillagée d’acanthes, et singularisé par une double bordure formant terrasses disposées en cascades et supportant fleurs, volutes d’acanthes, coquilles et enroulements.
Sous l’impulsion de Jean Mariette (1654-1743), de Gilles-Marie Oppenord (1672-1742), de Leroux (1676-1745), de Nicolas Pineau (mort en 1754) ou encore de Juste-Aurèle Meissonier (1693-1750), architectes et ornemanistes parmi les plus importants de leur temps, la sculpture des miroirs s’anima avec une extraordinaire diversité dès le début du XVIIIe siècle. Si les formes rectangulaires étaient de rigueur sous Louis XIV, à parecloses de glace fixées par des agrafes de bois sculpté et doré, et surmontées d’un fronton détaché pour les miroirs les plus riches, la Régence vit l’apparition de parecloses de glace désormais fondues en une seule bordure animée de crosses propices aux espagnolettes, d’enroulements de palmes et d’acanthes, et de cartouches plus ou moins riches.
La forme rectangulaire du corps principal de notre miroir témoigne encore des créations du dernier tiers du XVIIe siècle, mais l’animation faite de courbes et de contrecourbes de son fronton constitue assurément le reflet d’une période Régence toute empreinte de paradoxes : à une rigoureuse symétrie s’oppose à l’évidence ici un répertoire déjà pleinement rocaille.
Sous l’impulsion de Jean Mariette (1654-1743), de Gilles-Marie Oppenord (1672-1742), de Leroux (1676-1745), de Nicolas Pineau (mort en 1754) ou encore de Juste-Aurèle Meissonier (1693-1750), architectes et ornemanistes parmi les plus importants de leur temps, la sculpture des miroirs s’anima avec une extraordinaire diversité dès le début du XVIIIe siècle. Si les formes rectangulaires étaient de rigueur sous Louis XIV, à parecloses de glace fixées par des agrafes de bois sculpté et doré, et surmontées d’un fronton détaché pour les miroirs les plus riches, la Régence vit l’apparition de parecloses de glace désormais fondues en une seule bordure animée de crosses propices aux espagnolettes, d’enroulements de palmes et d’acanthes, et de cartouches plus ou moins riches.
La forme rectangulaire du corps principal de notre miroir témoigne encore des créations du dernier tiers du XVIIe siècle, mais l’animation faite de courbes et de contrecourbes de son fronton constitue assurément le reflet d’une période Régence toute empreinte de paradoxes : à une rigoureuse symétrie s’oppose à l’évidence ici un répertoire déjà pleinement rocaille.
