Thomas-Germain Duvivier
Nature morte à la sphère, palette et sculpture antique
Huile sur toile
63.5 x 52.4 cm.
25 x 20 5/8 in
25 x 20 5/8 in
Issu d’une dynastie de peintres et de sculpteurs, Thomas-Germain Duvivier réside avec sa
famille dans les Galeries du Louvre, où il est le voisin de Jean-Baptiste-Siméon Chardin (1699-
1779). Il sera très vite placé dans l’atelier de celui-ci par son père, Jean Duvivier, graveur des
médailles du Roy et membre de l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture. Il commence
sa carrière en exposant ses tableaux au Salon de la Porte Dauphine, le jour de la Fête-Dieu en
1761. Duvivier est présent en 1793 au Salon avec son morceau : Les attributs de la peinture et
de la Sculpture. Bien que reconnu comme graveur et comme peintre comme le notifie son acte
de mariage de 1766, on le connaît principalement aujourd’hui comme peintre de natures mortes.
Notre tableau évoque l’époque où les critiques, venus découvrir de nouveaux talents lors des
Salons, écrivaient : On a vu deux tableaux peints par Monsieur Duvivier. On aperçoit aisément
qu’il étudie avec attention les ouvrages de M. Chardin ; avec les conseils d’un homme habile
et de l’application à les mettre en usage, on peut en espérer des succès très rapides (L’Avant-
Coureur, 1761).
FIG.1 Thomas-Germain Duvivier, L’atelier du Sculpteur, huile sur
toile, 1772
Musée des Beaux-Arts de Brest
Duvivier intègre presque systématiquement dans ses natures mortes, des sculptures (fig.1) :
bronze, plâtre, marbre représentant soit un buste de femme, une Léda ou un Hercule, soit des
bas-relief …. Le buste en plâtre évoque les études des artistes, peintres ou sculpteurs, imitant
les anciens, base de l’apprentissage et de la création que recommandait Le Brun. Plus que la
variété et la multiplicité des objets représentés, tous en relation avec la culture humaniste, c’est
de la façon merveilleuse de faussement dé-ranger ces derniers que se dégage une certaine
poésie dans les compositions de Thomas Germain Duvivier.
Coming from a dynasty of painters and sculptors, Thomas-Germain Duvivier lives with his family in the Louvre Galleries, where he is a neighbor of Jean-Baptiste-Siméon Chardin (1699-1779). His father, Jean Duvivier, engraver of the King's medals and a member of the Royal Academy of Painting and Sculpture, quickly places him in Chardin's workshop. He begins his career by exhibiting his paintings at the Salon de la Porte Dauphine on the day of Corpus Christi in 1761. Duvivier appears again in 1793 at the Salon with his piece The Attributes of Painting and Sculpture. Although recognized as an engraver and painter, as noted in his marriage certificate from 1766, he is mainly known today as a painter of still lifes.
Our painting recalls the time when critics, coming to discover new talents at the Salons, wrote: “ Two paintings by Monsieur Duvivier have been seen. It is easy to see that he studies Monsieur Chardin's works attentively; with the guidance of a skilled man and diligence in applying it, we can expect very rapid success” (L'Avant-Coureur, 1761).
Duvivier almost systematically includes sculptures in his still lifes (fig.1): bronze, plaster, marble representing either a woman's bust, a Leda or a Hercules, or bas-reliefs. The plaster bust evokes the studies of artists, painters, or sculptors, who imitated the ancients—a foundational aspect of learning and creation recommended by Le Brun. Beyond the variety and multiplicity of objects depicted, all related to humanist culture, it is through the wonderful way he artfully disrupts the arrangement of these objects that a certain poetry emerges in Thomas Germain Duvivier’s compositions. Having fully absorbed the lessons of his master Jean-Baptiste Siméon Chardin, Duvivier establishes himself, like Henry-Horace Roland De la Porte and Anne Vallayer-Coster (fig.2), as one of the most worthy representatives of the still life genre in 18th century France.
