François Reizell
Table à écrire, Paris, vers 1765
Bâti de chêne ; placage d’amarante et de bois de rose ; marqueteries de bois polychromes sur fond de sycomore teint couleur ‘tabac’ ; filets de bois clair et de buis ; bronze doré ; métal argenté ; cuir
H. 69 cm ; L. 43 cm ; P. 33 cm
H. 27 1/8 in ; W. 16 7/8 in ; D. 13 in
H. 27 1/8 in ; W. 16 7/8 in ; D. 13 in
L’attrait pour les petites tables à écrire et autres chiffonnières, facilement mobiles d’une pièce à l’autre de l’appartement, connut sous le règne de Louis XV un succès phénoménal, amplement favorisé...
L’attrait pour les petites tables à écrire et autres chiffonnières, facilement mobiles d’une pièce à l’autre de l’appartement, connut sous le règne de Louis XV un succès phénoménal, amplement favorisé par la quête constante de confort et de douceur de vivre si particuliers au Siècle des Lumières. Galbée sur toutes ses faces, notre table pouvait servir à la fois à déjeuner et à écrire. Elle présente en effet un tiroir de façade surmonté d’une tablette coulissante gainée de maroquin vert, et dispose d’une écritoire formée de trois compartiments en métal argenté, accessible en ouvrant un second tiroir placé sur le côté droit de la table.
Celle-ci est entièrement plaquée en amarante et présente un décor marqueté au dessin extrêmement précis, constitué de bois polychromes sur fond de sycomore teint couleur ‘tabac’. Chaque panneau de marqueterie s’inscrit dans des bordures de bois clair soulignées de filets de buis, et agrémentées de ‘grecques’ aux angles, motifs précurseurs du style Transition des années 1765-1770. Si une corbeille de fleurs et des tiges de fleurs traitées au naturel apparaissent en façade et sur les côtés, la marqueterie du revers est en revanche d’obédience beaucoup plus néo-classique, avec rosaces, guirlandes de laurier, rubans et embrasses. Il en est de même avec le décor du plateau où deux carquois entrecroisés sont couronnés d’un couple de tourterelles aux ailes déployées. La tablette d’entrejambe, incurvée en façade, est simplement plaquée de sycomore. Les arrêtes des pieds sont soulignées d’un filets de bois de rose.
L’ornementation de bronze doré se limite aux sabots à enroulement, fleuron et volutes ponctuant les quatre pieds du meuble.
Ebéniste de talent, il produisait des ouvrages de très grande qualité, et maîtrisait à la perfection – et notre table en est un très bel exemple - l’art de la marqueterie. Il eut comme compagnon un autre ébéniste célèbre : Joseph Baumhauer dit Joseph († en 1772).
Des meubles estampillés F. REIZELL sont notamment conservés à Paris, au musée du Louvre, au musée Carnavalet, et au musée des Arts décoratifs, ainsi qu’à Versailles, au musée Lambinet.
Celle-ci est entièrement plaquée en amarante et présente un décor marqueté au dessin extrêmement précis, constitué de bois polychromes sur fond de sycomore teint couleur ‘tabac’. Chaque panneau de marqueterie s’inscrit dans des bordures de bois clair soulignées de filets de buis, et agrémentées de ‘grecques’ aux angles, motifs précurseurs du style Transition des années 1765-1770. Si une corbeille de fleurs et des tiges de fleurs traitées au naturel apparaissent en façade et sur les côtés, la marqueterie du revers est en revanche d’obédience beaucoup plus néo-classique, avec rosaces, guirlandes de laurier, rubans et embrasses. Il en est de même avec le décor du plateau où deux carquois entrecroisés sont couronnés d’un couple de tourterelles aux ailes déployées. La tablette d’entrejambe, incurvée en façade, est simplement plaquée de sycomore. Les arrêtes des pieds sont soulignées d’un filets de bois de rose.
L’ornementation de bronze doré se limite aux sabots à enroulement, fleuron et volutes ponctuant les quatre pieds du meuble.
Ebéniste de talent, il produisait des ouvrages de très grande qualité, et maîtrisait à la perfection – et notre table en est un très bel exemple - l’art de la marqueterie. Il eut comme compagnon un autre ébéniste célèbre : Joseph Baumhauer dit Joseph († en 1772).
Des meubles estampillés F. REIZELL sont notamment conservés à Paris, au musée du Louvre, au musée Carnavalet, et au musée des Arts décoratifs, ainsi qu’à Versailles, au musée Lambinet.
