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Eduard Gaertner, La rue Neuve-Notre-Dame à Paris, 1826

Eduard Gaertner

La rue Neuve-Notre-Dame à Paris, 1826
huile sur sa toile d'origine
44 x 34.5 cm.
17 3/8 x 13 5/8 in.
Demande d'information
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Reconnu comme peintre de sujets architecturaux et de scènes urbaines et apprécié pour la précision et le raffinement coloriste de ses peintures, Eduard Gaertner est rapidement devenu un artiste important et acclamé du XIXe siècle, ayant gagné le patronage constant du roi Frédéric-Guillaume III et du tsar Nicolas Ier. Notre tableau fait partie des rares tableaux peints par Gaertner lors de son séjour parisien entre 1825 et 1828. Partant de Berlin, il se rend à Paris en 1825 à pied et rentre dans l’atelier de François Edouard Bertin et de Jean Victor Bertin. Il y apprend à saisir la lumière et à peindre des atmosphères ce qui change complétement sa manière de peindre les vues d’architectures. Sa palette, notamment, devient plus chaude. Ses sujets de prédilections durant ses années parisiennes sont Notre-Dame et les rues entre l’Ile de la Cité et la place de la Concorde. La rue Neuve Notre Dame commençait place du Parvis et finissait rue du Marché-Palu (rue de la Cité après 1834). Elle fut détruite et remplacée par l’actuel parvis de Notre Dame lors des grands travaux du baron Haussmann dans les années 1860 . Une autre version est conservée à Potsdam à la Fondation des châteaux et jardins prussiens de Berlin-Brandebourg (fig.1) et date également de 1826. Des variantes entre ces deux versions sont à noter : les personnages dans la rue sont différents à l’exception de l’homme à droite, de l’homme et son âne, de la femme en blanc et du groupe d’officiers à sa gauche. Les affiches sur le mur à gauche de notre tableau disparaissent dans la version de Potsdam. Le chien à droite est, quant à lui, dans les deux versions mais présente de nombreux repentirs dans notre tableau ce qui confirme qu’il est antérieur à celui de Potsdam. Un dessin daté de 1825 ne représente que l’architecture (Paris, commerce d’art) (fig.2). Un autre dessin préparatoire est également connu où nous retrouvons les figures communes aux deux versions à l’exception du chien qui n’est pas présent (voir I. Wirth, Eduard Gaertner, Francfort, 1979, reproduit pl. 15). Fig 1. : Rue Neuve-Notre-Dame à Paris, 1826, huile sur toile, signée et datée en bas à droite, 33 x 44 cm, Potsdam, Fondation des châteaux et jardins prussiens de Berlin-Brandebourg Fig. 2 : Rue Neuve-Notre-Dame à Paris, 1825, crayon noir et rehauts de blanc sur papier, signé, localisé et daté Novembre 1825 en bas à gauche, 21,5 x 16,7 cm, collection privée La précision des détails et ses cadrages ont conduit plus d'un spectateur à spéculer sur l'influence que l'appareil photographique, déjà relativement bien développé, aurait pu avoir sur son travail. Eduard Gaertner a travaillé avec la précision d’un architecte. En guise d’aide technique au dessin pour la préparation de ses images, il est fort probable qu’il ait utilisé la camera obscura, bien qu’il ne l’ait pas mentionné dans ses cahiers. Gaertner possédait également une collection de photographies anciennes illustrant la ville de Berlin. Il a certainement suivi avec intérêt l’évolution de la nouvelle technologie de l’image, mais il n’a pas utilisé les photos directement comme modèle pour ses photos. Ses tableaux et notamment ses célèbres vues de Berlin sont exposées dans les plus grands musées du Monde. Le Metropolitan Museum conserve une vue d’une ruelle de la capitale allemande peinte dans un cadrage très proche de notre œuvre (fig. 3) et la Alte Nationalgalerie de Berlin une superbe vue de la Schloßfreiheit, une place située sur l'île aux musées dans le quartier berlinois de Mitte (fig. 4) Fig. 3 : Rue de la Paroisse à Berlin, 1831, huile sur toile, signée et daté en bas à gauche, 40,6 x 27,9 cm, Metropolitan Museum, New York Fig. 4 : Vue de la façade arrière des maisons de la Schloßfreiheit, 1855, huile sur toile, signée et datée en bas à gauche, 57 x 96 cm, Alte Nationalgalerie, Berlin *** Eduard Gaertner, né à Berlin en 1801, s’installe à Kassel avec sa mère, en 1806, où il reçoit ses premiers cours de dessin à l’âge de dix ans. En 1813, ils revinrent tous deux à Berlin et l’année suivante, Gaertner entreprit un apprentissage de six ans à la Manufacture royale de porcelaine (KPM). Cette formation est une condition préalable essentielle à la carrière de Gaertner, notamment en raison de la précision du travail requis. D’autres architectes berlinois ont également commencé leur vie professionnelle au KPM. Il était lui-même opposé à l’idée que ce que l’on avait appris là-bas était « plus qu’une doctrine superficielle de perspective pour ma carrière », plutôt que « propice », car je n’avais qu’à faire des anneaux, des marges et des plis ». Pendant son apprentissage, Gaertner fréquenta également l’Académie des arts. Après une autre année au KPM, maintenant peintre sur porcelaine bien formé, il s’installa en 1821 dans l’atelier du sculpteur royal Carl Wilhelm Gropius en tant que peintre décorateur. Il y restera jusqu’en 1825. En travaillant sur des décors de théâtre, en partie conçus par Karl Friedrich Schinkel, il acquit de nouvelles connaissances de base en peinture architecturale, vers lesquelles il se tourna de plus en plus. Au cours de ces années, il participa déjà aux expositions de l’Académie des arts (auquel il participa régulièrement jusqu’en 1872), reçut ses premiers ordres de la cour prussienne et put peindre un tableau du roi Friedrich Wilhelm III. Ce succès lui permit un séjour d’étude de trois ans à Paris – pas le premier de ses nombreux voyages, mais une étape importante pour son développement artistique. Il apprit probablement beaucoup des aquarelles anglaises notamment celles de John Constable, qui à cette époque avait découvert Paris, par endroits, encore médiévale, comme sujet. Les images de Gaertner révèlent rapidement une conception plus picturale qu’auparavant. Il apprit à utiliser la perspective aérienne et lumineuse de manière impressionnante et finalement choisit son futur thème principal, le Stadtvedute. À son retour de Paris, Gaertner s’installa à Berlin en 1828 en tant que peintre indépendant. Il se maria en 1829 et eu douze enfants avec son épouse Henriette. Au cours des dix suivantes, il réalisa un grand nombre d’œuvres, décrivant la diversité de la capitale, Berlin, qui venait d’être enrichie par les bâtiments de Schinkel. Mais il peignit également les châteaux des environs : Bellevue, Charlottenburg, Glienicke et Potsdam. Ces peintures furent un succès, le roi notamment en acquit plusieurs. En 1833, Gaertner sollicita son admission à l’Académie des arts et devint un peintre « professionnel ». L’année suivante, il entama son œuvre la plus célèbre, le panorama en six parties de Berlin (fig. 5, 6 et 7). Schinkel venait juste de terminer l’église Friedrichswerder, dont le toit-plat devint la destination prisée des Berlinois pour les excursions – tous les bâtiments remarquables de la ville étaient visibles. De là, Gaertner peignit son panorama qui acheté par le roi. Une deuxième version a fut donnée par Gaertner à la russe Tsarina Alexandra Feodorovna, fille de Frédéric-Guillaume III, lors de l’un de ses longs voyages à Saint-Pétersbourg et à Moscou au cours des années 1837 et 1838. Les panoramas de Berlin sont les moments forts de la vie de Gaertner. Il se réfère ainsi à un média populaire et répandu de divertissement et d’instruction au XIXe siècle. Des images circulaires de 14 mètres de haut et de 120 mètres de circonférence ont attiré de nombreux spectateurs dans les grandes villes d’Europe depuis environ 1790 ; paysages, histoires et vues de la ville ont été montrés. De plus, de petits panoramas ont été créés, dans lesquels les images peuvent être visionnées à l’aide de loupes. Gaertner a choisi une forme spéciale. Il espérait dès le départ que le roi achèterait son panorama et a donc décidé de réaliser des cartes illustrées au format de la pièce. La vue panoramique à 360 ° était répartie sur deux triptyques. Chacune des deux ailes latérales plus larges était disposée à un angle de 45 ° par rapport à la partie médiane afin d’obtenir une perspective convaincante. Fig. 5 et 6 : Panorama de Berlin vue depuis le toit de l’église Friedrichswerder vers le sud, 1834, huile sur toile en deux triptyques, 91 x 313 cm, Château de Charlottenburg Fig. 7 : Panorama de Berlin vue depuis le toit de l’église Friedrichswerder vers le sud, 1834, huile sur toile en deux triptyques, 91 x 313 cm, Château de Charlottenburg En 1840, Friedrich Wilhelm III, qui avait promu les peintres architectes de Berlin, acheta 21 peintures de Gaertner. Lorsque son fils lui succède le climat politique et culturel change. En plus des arts italiens et grecs, Frédéric-Guillaume IV préférait une pratique artistique allemande axée sur le Moyen Âge. Il acheta lui aussi quelques œuvres de Gaertner, mais ayant perdu son client le plus important il se retrouva dans une situation financière difficile. À la recherche de nouveaux domaines d’activité, il aurait apparemment pris contact avec les défenseurs de la préservation des monuments. Un inventaire planifié de ces bâtiments était une condition préalable à la protection et à la restauration des monuments architecturaux prussiens en danger. Lors de longs voyages dans des villages et des villes de la province de Prusse, qui fait maintenant partie de la Pologne, Gaertner réalisa une série d’aquarelles servant de documentation et continua à peindre des vues plus commerciales destinées à la bourgeoisie. Dans la seconde moitié du siècle, son art trouva de moins en moins de reconnaissance. En 1870, son épouse et lui quittèrent Berlin pour s’installer dans le district de Zechlin, dans le Brandebourg. Là-bas, Gaertner mourut le 22 février 1877. Eduard Gaertner semblait avoir disparu de l’histoire de l’art. Ce n’est qu’à l’exposition allemande de 1906 que ses tableaux sont à nouveau montrés. Ses œuvres furent comparées à l’art du grand peintre italien de veduta, Bernardo Bellotto (appelé Canaletto). Une rétrospective de l’artiste en 2001 au palais Ephraim à Berlin confirma sa redécouverte.
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Renowned as a painter of architectural subjects and urban scenes and appreciated for the precision and colouristic refinement of his paintings, Eduard Gaertner quickly became an important and acclaimed artist of the 19th century, having won the constant patronage of King Frederick William III and Tsar Nicholas I. Our picture is one of the few painted by Gaertner during his stay in Paris between 1825 and 1828. From Berlin, he walked to Paris in 1825 and joined the studios of François Edouard Bertin and Jean Victor Bertin. There he learned to capture light and paint atmospheres, which completely changed the way he painted architectural views. His palette, in particular, became warmer. His favourite subjects during his years in Paris were Notre-Dame and the streets between the Ile de la Cité and the Place de la Concorde. Rue Neuve Notre Dame began at Place du Parvis and ended at Rue du Marché-Palu (Rue de la Cité after 1834). It was destroyed and replaced by the current Parvis de Notre Dame during Baron Haussmann's major works in the 1860s. Another version is preserved in Potsdam at the Berlin-Brandenburg Foundation for Prussian Castles and Gardens (fig.1) and also dates from 1826. There are some variations between these two versions: the figures in the street are different, with the exception of the man on the right, the man and his donkey, the woman in white and the group of officers to her left. The posters on the wall to the left of our painting disappear in the Potsdam version. As for the dog on the right, it is in both versions, but there are numerous gaps in our painting, which confirms that it predates the Potsdam version. A drawing dated 1825 shows only the architecture (Paris, commerce d'art) (fig.2). Another preparatory drawing is also known, in which we find the figures common to both versions, with the exception of the dog, which is not present (see I. Wirth, Eduard Gaertner, Frankfurt, 1979, reproduced on pl. 15). Fig 1: Rue Neuve-Notre-Dame in Paris, 1826, oil on canvas, signed and dated lower right, 33 x 44 cm, Potsdam, Foundation for Prussian Palaces and Gardens in Berlin-Brandenburg. Fig. 2: Rue Neuve-Notre-Dame in Paris, 1825, black pencil and white highlights on paper, signed, located and dated November 1825 lower left, 21.5 x 16.7 cm, private collection. The precision of his details and his framing have led many to speculate on the influence that the camera, already relatively well developed, might have had on his work. Eduard Gaertner worked with the precision of an architect. It is highly likely that he used the camera obscura as a technical drawing aid in preparing his images, although he does not mention this in his notebooks. Gaertner also had a collection of old photographs illustrating the city of Berlin. He certainly followed the development of the new image technology with interest, but he did not use the photographs directly as models for his pictures. His paintings, and in particular his famous views of Berlin, are exhibited in the world's greatest museums. The Metropolitan Museum has a view of an alleyway in the German capital painted in a very similar framing to our work (fig. 3), and the Alte Nationalgalerie in Berlin has a superb view of the Schloßfreiheit, a square on the Museum Island in the Berlin district of Mitte (fig. 4). Fig. 3: Rue de la Paroisse in Berlin, 1831, oil on canvas, signed and dated lower left, 40.6 x 27.9 cm, Metropolitan Museum, New York Fig. 4: View of the rear facade of the Schloßfreiheit houses, 1855, oil on canvas, signed and dated lower left, 57 x 96 cm, Alte Nationalgalerie, Berlin *** Eduard Gaertner, born in Berlin in 1801, moved to Kassel with his mother in 1806, where he received his first drawing lessons at the age of ten. In 1813, they both returned to Berlin, and the following year Gaertner began a six-year apprenticeship at the Royal Porcelain Manufactory (KPM). This training was an essential prerequisite for Gaertner's career, not least because of the precision of the work required. Other Berlin architects also began their professional lives at the KPM. He himself was opposed to the idea that what was learnt there was "more than a superficial doctrine of perspective for my career", rather than "conducive", as all I had to do was make rings, margins and folds". During his apprenticeship, Gaertner also attended the Academy of Art. After another year at the KPM, now a well-trained porcelain painter, he moved to the studio of the royal sculptor Carl Wilhelm Gropius in 1821 as a decorative painter. He remained there until 1825. While working on theatre sets, some of which were designed by Karl Friedrich Schinkel, he acquired new basic knowledge of architectural painting, to which he increasingly turned. During these years, he already took part in the exhibitions of the Academy of Arts (which he attended regularly until 1872), received his first orders from the Prussian court and was able to paint a picture of King Friedrich Wilhelm III. This success enabled him to spend three years studying in Paris - not the first of his many trips, but an important step in his artistic development. He probably learnt a great deal from English watercolours, particularly those by John Constable, who by this time had discovered Paris, in places still medieval, as a subject. Gaertner's images quickly reveal a more pictorial conception than before. He learnt to use aerial perspective and light impressively, and finally chose his future main theme, the Stadtvedute. À son retour de Paris, Gaertner s’installa à Berlin en 1828 en tant que peintre indépendant. Il se maria en 1829 et eu douze enfants avec son épouse Henriette. Au cours des dix suivantes, il réalisa un grand nombre d’œuvres, décrivant la diversité de la capitale, Berlin, qui venait d’être enrichie par les bâtiments de Schinkel. Mais il peignit également les châteaux des environs : Bellevue, Charlottenburg, Glienicke et Potsdam. Ces peintures furent un succès, le roi notamment en acquit plusieurs. En 1833, Gaertner sollicita son admission à l’Académie des arts et devint un peintre « professionnel ». The following year, he began work on his most famous work, the six-part panorama of Berlin (figs. 5, 6 and 7). Schinkel had just completed the Friedrichswerder Church, whose flat roof became a popular destination for Berliners on excursions - all the city's notable buildings were visible. From here, Gaertner painted his panorama, which was bought by the king. A second version was given by Gaertner to the Russian Tsarina Alexandra Feodorovna, daughter of Frederick William III, during one of her long journeys to St Petersburg and Moscow in 1837 and 1838. The panoramas of Berlin are the highlights of Gaertner's life. In doing so, he was referring to a popular and widespread medium of entertainment and instruction in the nineteenth century. Circular images measuring 14 metres in height and 120 metres in circumference attracted large audiences in Europe's major cities from around 1790 onwards; landscapes, stories and views of the city were shown. In addition, small panoramas were created in which images could be viewed through magnifying glasses. Gaertner chose a special form. He hoped from the outset that the king would buy his panorama, so he decided to make illustrated cards in the size of the room. The 360° panorama was divided into two triptychs. Each of the two wider side wings was set at an angle of 45° to the middle section to create a convincing perspective. Figs. 5 and 6: Panorama of Berlin looking south from the roof of the Friedrichswerder Church, 1834, oil on canvas in two triptychs, 91 x 313 cm, Charlottenburg Palace Fig 7. : Panorama of Berlin looking south from the roof of the Friedrichswerder Church, 1834, oil on canvas in two triptychs, 91 x 313 cm, Charlottenburg Palace In 1840, Friedrich Wilhelm III, who had promoted Berlin's painter-architects, bought 21 of Gaertner's paintings. When his son succeeded him, the political and cultural climate changed. In addition to Italian and Greek art, Friedrich Wilhelm IV preferred a German artistic practice focused on the Middle Ages. He also bought some of Gaertner's works, but having lost his most important client he found his finances in a difficult position. Looking for new fields of activity, he apparently made contact with the advocates of monument preservation. A planned inventory of these buildings was a prerequisite for the protection and restoration of endangered Prussian architectural monuments. On long journeys to villages and towns in the province of Prussia, now part of Poland, Gaertner produced a series of watercolours for documentation purposes and continued to paint more commercial views for the bourgeoisie. In the second half of the century, his art found less and less recognition. In 1870, he and his wife left Berlin to settle in the Zechlin district of Brandenburg. Gaertner died there on 22 February 1877. Eduard Gaertner seemed to have disappeared from art history. It was not until the German exhibition of 1906 that his paintings were shown again. His works were compared to the art of the great Italian veduta painter Bernardo Bellotto (known as Canaletto). A retrospective of the artist's work in 2001 at the Ephraim Palace in Berlin confirmed his rediscovery.
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Provenance

Collection Jérôme Carcopino ; Toujours resté dans la même famille.
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