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Janus La Cour, Les ruines du Nymphée de Bramante à Genazzano, 1870

Janus La Cour

Les ruines du Nymphée de Bramante à Genazzano, 1870
huile sur toile, marouflée sur toile
39.5 x 41 cm.
15 1/2 x 16 1/8 in.
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Ardent défenseur d’un classicisme pictural hérité des maîtres de l’âge d’or de la peinture danoise, Janus La Cour s’affirme comme l’un des principaux peintre paysagiste danois de la seconde partie du XIXe siècle. Élève à l’académie des beaux-arts de Copenhague, il suit l’enseignement de Peter Christian Skovgaard. En 1868, à l’instar des maîtres de la génération précédente, tel Eckersberg, Købke, Rørbye ou encore Hansen, Janus La Cour répond à l’appel du voyage et de la découverte et part pour l’Italie. Réalisé en 1870, à la fin de son premier voyage italien, notre tableau, exécuté sur le motif, représente les vestiges du Nymphée de Bramante. Située dans le Latium romain, le projet est commandé au tout début du XVIe siècle au célèbre architecte par la famille Colonna. L’œuvre architecturale ne sera jamais terminée, et les ruines sont toujours visibles aux abords de la commune de Genazzano (fig.1). Figure 1 Vestiges du nymphée de Bramante, Genazzano, Italie. D’une grande spontanéité, notre tableau, qui s’apparente à une esquisse très aboutie, démontre toute la virtuosité de La Cour lorsqu’il s’agit de capter textures et lumière. Toujours chez La Cour, le paysage est vierge de présence humaine, et le temps semble suspendu. Le sujet de notre tableau traduit l’admiration du peintre pour l’antiquité, la renaissance, le classicisme, à une période où apparaissent des bouleversements picturaux, La Cour affirme ici son attachement à la tradition. Fidèle à l’enseignement de ses maîtres, il compose ses paysages à la recherche d’un cadrage original, si cher aux génies de l’âge d’or de la peinture Danoise (fig.2). Par cet intense nature luxuriante, et cette ruine qui semble s’en échapper La Cour invite le spectateur, tel Hubert Robert au XVIIIe, à un instant contemplatif, nous questionnant sur notre propre existence devant ce qui Diderot qualifiait de « poétique des ruines ». Figure 2 Janus La Cour, Pergola sur l’île de Capri, Bruun Rasmussen avril 2007, vendu 35 000 €. Collection privée.
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An ardent defender of a pictorial classicism inherited from the masters of the golden age of Danish painting, Janus La Cour established himself as one of the main Danish landscape painters of the second half of the 19th century. He studied at the Academy of Fine Arts in Copenhagen under Peter Christian Skovgaard. In 1868, like the masters of the previous generation, such as Eckersberg, Købke, Rørbye and Hansen, Janus La Cour responded to the call to travel and discovery and left for Italy. Our painting, executed on the spot in 1870 at the end of his first Italian trip, depicts the remains of Bramante's Nymphaeum. Located in Roman Lazio, the project was commissioned from the famous architect by the Colonna family in the early 16th century. The architectural work was never completed, and the ruins can still be seen on the outskirts of Genazzano (fig.1). Figure 1 Remains of Bramante's nymphaeum, Genazzano, Italy. Our painting, which is very spontaneous and resembles a very accomplished sketch, demonstrates La Cour's virtuosity in capturing textures and light. The landscape is also free of human presence and time seems suspended. The subject of our painting reflects the painter's admiration for antiquity, the Renaissance and classicism, at a time when pictorial upheavals were appearing, La Cour affirms his attachment to tradition. Faithful to the teaching of his masters, he composes his landscapes in search of an original framing, so dear to the geniuses of the golden age of Danish painting (fig.2). Through this intense luxuriant nature, and this ruin which seems to escape from it, La Cour invites the spectator, like Hubert Robert in the XVIIIth century, to a contemplative moment, questioning us on our own existence in front of what Diderot qualified as "poetics of ruins". Figure 2 Janus La Cour, Pergola on the Isle of Capri, Bruun Rasmussen April 2007, sold for €35,000. Private collection.
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Provenance

Collection particulière.
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