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École de Parme, Visage du Christ couronné d'épines (Ecce Homo), 1525-1550 circa

École de Parme

Visage du Christ couronné d'épines (Ecce Homo), 1525-1550 circa
huile sur panneau
55.5 x 45 cm.
21 7/8 x 17 3/4 in.
Demande d'information
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Le sujet est l'Ecce Homo: l'instant où Pilate présente le Christ agellé à la foule et aux grands prêtres. Le visage est meurtri, gon é, traversé de sang. Mais ce tableau ne s'en tient pas à la souffrance. Il y a dans cette tête quelque chose d'étrange et de fort: une présence presque olympienne, une beauté robuste qui résiste à l'avilissement. Les yeux en amande, les lèvres charnues, la barba blonde rappellent moins un homme brisé qu'un dieu antique humilié. Le manteau rouge vif, à gauche, est l'attribut de la Passion: c'est le manteau de dérision dont les soldats romains avaient revêtu le Christ pour le railler comme roi des Juifs. L'œuvre appartient au milieu parmesans du deuxième quart du XVI siècle, ce moment précis où les héritiers de Corrège et du Parmesan cherchent leur propre voix. L'horizon stylistique est double: d'un côté Parme, de l'autre Mantoue, c'est-à-dire Giulio Romano — la Salle des Géants et la Salle d'Amour et Psyché au Palais du Té, avec leur mélange de splendeur et d'excès. C'est de cette tension que naît le tableau: une beauté parmesane travaillée par une expressivité plus rude, presque caricaturale. Les deux noms qui viennent naturellement à l'esprit sont Francesco Maria Rondani (Parme, – ) et Michelangelo Anselmi (Lucques, – Parme, attesté jusqu'en ). Rondani, le plus proche de Corrège, pousse parfois ses gures vers une intensité chargée, notamment dans les fresques de la chapelle Centoni à la cathédrale de Parme. Anselmi va plus loin dans la déformation: ses visages brûlés, ses coloris aduste, son goût pour le grotesque se retrouvent à San Giovanni Evangelista, à la Steccata, et dans ses
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The subject is the Ecce Homo: the moment when Pilate presents the scourged Christ to the crowd and to the chief priests. The face is bruised, swollen, and streaked with blood. Yet the painting does not dwell solely on suffering. There is something strange and powerful in this head: an almost Olympian presence, a robust beauty that resists humiliation. The almond-shaped eyes, full lips, and blond beard evoke less a broken man than a humiliated ancient god. The vivid red mantle on the left is an attribute of the Passion: it is the robe of mockery with which the Roman soldiers clothed Christ in order to ridicule him as King of the Jews. The work belongs to the Parmese milieu of the second quarter of the sixteenth century, a precise moment when the heirs of Correggio and Parmigianino were seeking their own artistic voice. Its stylistic horizon is twofold: on the one hand Parma, on the other Mantua —that is, the art of Giulio Romano, particularly the Sala dei Giganti and the Sala di Amore e Psiche at the Palazzo Te, with their distinctive blend of splendor and excess. It is from this tension that the painting emerges: a Parmese elegance infused with a harsher, almost caricatural expressiveness. The two names that naturally come to mind are Francesco Maria Rondani (Parma, – ) and Michelangelo Anselmi (Lucca, – documented in Parma until ). Rondani, the artist closest to Correggio, occasionally pushed his gures toward a heightened emotional intensity, notably in the frescoes of the Centoni Chapel in Parma Cathedral. Anselmi went even further in deformation: his scorched-looking faces, dusky palette, and taste for the grotesque reappear in his works at San Giovanni Evangelista, the Steccata, and in his drawings the head of Hercules in Hercules Overcoming Antaeus in the Louvre (inv. RF ) is not far removed from the present gure. The most compelling attribution, as suggested by Marco Tanzi, gravitates around A
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