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Dominique Doncre, Trompe-l'œil aux gravures, 1764

Dominique Doncre

Trompe-l'œil aux gravures, 1764
Huile sur toile
70 7/8 x 47 1/4 in
180 x 120 cm
Demande d'information
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Artiste d’importance dans le nord de la France, non seulement comme portraitiste des grandes personnalités arrageoises, mais également comme premier conservateur du Musée des Beaux-Arts d’Arras, Dominique Doncre a rassemblé les premières œuvres qui constituent encore aujourd’hui le fleuron de la collection du Musée. Dominique Doncre naît en 1743 à Zeggers-Cappel, dans le nord. Issu d’un milieu modeste, sa jeunesse et son apprentissage artistique ne sont pas connus. Par tradition, on lui attribue des études anversoises, mais aucun document ne l’atteste. Cette hypothèse provient certainement du goût affirmé de Doncre pour la peinture flamande et hollandaise. Peintre d’histoire, de grands décors, Dominique Doncre s’exprime dans presque tous les genres picturaux. Son biographe, Constant Le Gentil (XIXe), recense près de 350 œuvres, parmi elles, seules quatre-vingts nous sont connues, et souvent d’attributions incertaines. Pour moitié il s’agit de portraits (fig.1), exercice dont il fera l’essentiel de sa carrière ; et dans de rares cas, de trompe-l’œil (fig.2). Fig.1. Dominique Doncre, Autoportrait avec Dominique Herment, huile sur toile, Saint-Omer, Musée de l’Hôtel Sandelin Fig.2. Dominique Doncre, Trompe-l’œil, Arras, Musée des Beaux-Arts. Malgré un nombre d’œuvres très restreint dans ce domaine, c’est bien par le trompe-l’œil que Doncre affirme toute sa virtuosité. L’histoire voudrait qu’il ait même enseigné les subtilités de ce genre au jeune Louis-Léopold Boilly (1761-1845), signalé à Arras entre 1775 et 1779 (fig.3). Fig. 3. Louis-Leopold Boilly (1761 – 1845), Trompe-‘œil aux pièces de monnaies, huile sur vélin marouflée sur acajou, Palais des beaux-Arts de Lille. * * * Par ses dimensions exceptionnelles ; près de deux mètres de haut par un mètre cinquante de large ; son sujet : un ensemble de gravures d’après les grands maîtres des écoles du nord et leurs portraits ; et enfin sa datation : 1764, Doncre n’étant âgé que de vingt et un ans ; notre tableau s’impose comme l’un des premiers grand chef-d’œuvre du peintre. Vibrant hommage rendu aux maîtres du nord qu’il affectionne tant, Doncre livre ici une œuvre unique et surprenante, où se côtoient Rubens, Van Dyck, Teniers, Seghers, Bloemaert, Snyders, Jordaens, ou encore Callot… Les chefs-d’œuvre qui composent notre tableau, sont facilement identifiables (cf. liste en bas de page). Ils sont au nombre de quinze, accompagnés du portrait de leurs auteurs, cependant une seizième figure s’est immiscée dans l’ensemble, et ce visage n’est autre que celui de Dominique Doncre. En intégrant son portrait au collège des plus grands peintres flamands, Doncre manifeste son attachement à cette école de peinture, non sans une pointe d’humour et d’orgueil… *** Les œuvres représentées Première rangée, en haut du tableau, en partant de la gauche : J. Jordaens (1593 – 1673), Scène allégorique, et son portrait partiel. A. Van Dyck (1599 – 1641), Vision d’un évêque, et son portrait Pierre-Paul Rubens (1575 -1640), descente de croix, et son portrait. Daniel Seghers (1590-1661), Tulipes, et son portrait partiel. Sous Daniel Seghers, Hans Rottenhammer (1564-1625), La Samaritaine, portrait caché. Rangée du milieu en partant de la gauche : Erasme Quellin le jeune (1607 – 1678), La décollation de Saint Jean-Baptiste, et son portrait. Abraham Van Diepenbeeck (1596-1675), La cène, et son portrait David Teniers (1610 – 1690), La tentation de Saint-Antoine, et son portrait. Avant dernière rangée du bas, en partant de la gauche : Hendrick Bloemaert (1602-1672), Adam et Eve, et son portrait. Adriaen Brouwer (1605- 1638), Scène de genre, et son portrait caché dans l’angle Gerard Seghers (1591 – 1651), La trahison de St Pierre, et son portrait Dernière rangée : Bonaventura Peeters (1614-1652), Marine, et son portrait. Pieter Van Avondt (1600-1652), Putti, chêvres et satyre, et son portrait. Jacques Callot (1592 – 1635), Le dernier souper, et son portrait. Autoportrait de Dominique Doncre. Frans Snyders (1579 – 1657), La chasse au sanglier, et son portrait.
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Important artist in the north of France, not only as a portrait painter of the great personalities of Arras, but also as first curator of the Museum of Fine Arts of Arras. Dominique Doncre collected the first works which still constitute today the flagships of the Museum collection. Dominique Doncre was born in 1743 in Zeggers-Cappel, in the north. Coming from a modest background, his youth and his artistic training are not known. By tradition, he is credited with Antwerp studies, but no document attests it. This hypothesis certainly stems from Doncre's assertive taste for Flemish and Dutch painting. A painter of history, of great decorations, Dominique Doncre expresses himself in almost all pictorial genres. Its biographer, Constant Le Gentil (19th), lists nearly 350 works, among them, only eighty are known to us, and often of uncertain attributions. Half of them are portraits (fig. 1), principal exercise of his career; and in rare cases, trompe-l'oeil (fig. 2). Fig.1. Dominique Doncre, Self-portrait with Dominique Herment, oil on canvas, Saint-Omer, Musée de l'Hotel Sandelin Fig.2. Dominique Doncre, Trompe-l’œil, Arras, Musée des Beaux-Arts. Despite a very limited number of works in this area, it is by trompe-l'oeil that Doncre asserts all his virtuosity. For the record, history says that he even taught the subtleties of this genre to the young Louis-Léopold Boilly (1761-1845), reported in Arras between 1775 and 1779 (fig. 3). Fig. 3. Louis-Leopold Boilly (1761 - 1845), Trompe-l’oeil with coins, oil on vellum mounted on mahogany, Palais des Beaux-Arts in Lille. By its exceptional dimensions; almost two meters high by one meter fifty wide; its subject: a set of engravings after the great teachers of the northern schools and their portraits; and finally, its date: 1764, Doncre being only twenty-one years old; our painting stands out as one of the first great masterpiece of the painter. Vibrant tribute to the masters of the north that he loves so much, Doncre delivers here a unique and surprising work, with Rubens, Van Dyck, Teniers, Seghers, Bloemaert, Snyders, Jordaens, or Callot… The masterpieces composing our painting are easily identifiable (see list at the bottom of the page). There are fifteen of them, accompanied by the portrait of their authors, however a sixteenth face has interfered in the whole, and this face is none other than Dominique Doncre. By integrating his portrait at the college of the greatest Flemish painters, Doncre shows his attachment to this school of painting with a touch of humor and pride ... The works represented First row, at the top of the table, starting from the left: - J. Jordaens (1593 - 1673), Allegorical scene, and his partial portrait. - A. Van Dyck (1599 - 1641), Vision of a bishop, and his portrait. - Pierre-Paul Rubens (1575 -1640), Descent from the cross, and his portrait. -Daniel Seghers (1590-1661), Tulips, and his partial portrait. Under Daniel Seghers, Hans Rottenhammer (1564-1625), The Samaritan women, hidden portrait. Middle row from the left: - Erasmus Quellin the Younger (1607 - 1678), The decapitation of Saint John the Baptist, and his portrait. - Abraham Van Diepenbeeck (1596-1675), The Last Supper, and his portrait - David Teniers (1610 - 1690), The temptation of Saint-Antoine, and his portrait. Before last row at the bottom, starting from the left: -Hendrick Bloemaert (1602-1672), Adam and Eve, and his portrait. - Adriaen Brouwer (1605- 1638), Genre scene, and her portrait hidden in the corner - Gerard Seghers (1591 - 1651), The betrayal of St Pierre, and his portrait Last row: - Bonaventura Peeters (1614-1652), Marine, and his portrait. - Pieter Van Avondt (1600-1652), Putti, goats and satyr, and his portrait. - Jacques Callot (1592 - 1635), The last supper, and his portrait. Self-portrait by Dominique Doncre. - Frans Snyders (1579 - 1657), The Boar Hunt, and his portrait.
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Provenance

collection particulière

Literature

Catalogue d'exposition, Dominique Doncre, Hazebrouk –Musée Municipal, Arras-Musée des Beaux-arts, 1989, cat. N°3, p.18, reproduit.
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