Galerie Perrin company logo
Galerie Perrin
Skip to main content
  • Menu
  • Tableaux
  • Œuvres sur papier
  • Mobilier d'art
  • Sculpture
  • Objets d'art
  • Céramiques
  • Expositions
  • La Galerie
  • Contact
Menu

Tableaux

  • Tous
  • Tableaux
  • Œuvres sur papier
  • Mobilier d'art
  • Sculpture
  • Objets d'art
  • Céramiques
Bénigne Gagneraux, L'Enlèvement de Ganymède, circa 1782

Bénigne Gagneraux

L'Enlèvement de Ganymède, circa 1782
Huile sur toile
141 x 192 cm.
55 1/2 x 75 5/8 in.
Demande d'information
%3Cdiv%20class%3D%22artist%22%3EB%C3%A9nigne%20Gagneraux%3C/div%3E%3Cdiv%20class%3D%22title_and_year%22%3E%3Cspan%20class%3D%22title_and_year_title%22%3EL%27Enl%C3%A8vement%20de%20Ganym%C3%A8de%3C/span%3E%2C%20%3Cspan%20class%3D%22title_and_year_year%22%3Ecirca%201782%3C/span%3E%3C/div%3E%3Cdiv%20class%3D%22medium%22%3EHuile%20sur%20toile%3C/div%3E%3Cdiv%20class%3D%22dimensions%22%3E141%20x%20192%20cm.%3Cbr/%3E%0A55%201/2%20x%2075%205/8%20in.%3C/div%3E
Notre tableau, une redécouverte, est un superbe exemple de la peinture gracieuse de Bénigne Gagneraux, le peintre français le plus en vogue à Rome, dans les années 1780. Son art inspiré de la volupté érotique des poèmes d’Anacréon (Ve siècle avant J.C.) incarne la mode de « l’aimable mythologie », qui s’opposa au néoclassicisme sévère de Jacques-Louis David (1748-1827). *** Fig. 1. Bénigne Gagneraux. Autoportrait. Florence, Musée des Offices. Né à Dijon, dans une famille modeste, rien ne le prédestinait à la carrière des Arts. Grâce à l’important mécénat artistique des princes de Condé, cousins du roi et gouverneurs de la Bourgogne, les apprentis-artistes dijonnais bénéficient depuis 1765 de l’implantation d’une Ecole de dessin avec un enseignement d’une rare qualité. Le professeur François Desvoge (1732-1811) forme donc Gagneraux, mais aussi de futurs talents comme Jean-Claude Naigeon (1753-1832) Pierre-Paul Prud’hon (1758-1823) ou François Rude (1784-1855). En 1774, Gagneraux fugue et parvient clandestinement à Rome mais la précarité extrême de sa situation le contraint à rentrer. Son professeur demande donc à l’administration de créer un Prix de Rome sur le même modèle que celui de Paris, permettant au lauréat de se rendre en voyage d’étude en Italie. Gagneraux est le Premier lauréat de ce concours institué en 1776 et part la même année. A Rome, il fréquente avidement les chantiers archéologiques, les palais (Albani, Pamphilj, Borghese, Ottoboni, etc.) et les musées du Vatican. En 1783, la carrière de Gagneraux prend un véritable envol lorsque le roi de Suède Gustave III (1746-1792) visite son atelier, accompagné de sa suite, et lui passe commande de trois tableaux (Fig. 2). Cette commande marque le début d’une relation constante et soutenue avec la Suède et ses aristocrates mécènes. Gagneraux recevra même un brevet de « peintre d’histoire de sa Majesté le roi de Suède», en 1794. Fig. 2. Bénigne Gagneraux. Visite du roi Gustave III de Suède au Musée Pie-Clémentin, en compagnie du pape Pie VI, Galerie Nationale de Prague. En 1787, Gagneraux est sollicité pour le décor du Palais Borghese, que le prince Marc-Antoine IV (1730-1800) souhaite rénover à la mode néoclassique (Fig.4.). Il jouit maintenant d’une solide réputation qui lui attire l’estime de tous les collectionneurs de passage à Rome. En 1793, les habitants de Rome forment des émeutes pour protester contre les événements révolutionnaires en France. Tout ce qui est français, jacobin ou non, est menacé. Gagneraux est contraint à quitter cette ville qu’il aime tant pour Florence. Il se suicide par défenestration en 1795, alors que de nombreux artistes français l’avaient encouragé à rejoindre Paris pour y poursuivre l’ascension de sa carrière. De nos jours, la grande majorité du corpus d’oeuvres de Gagneraux est en collections publiques. Le Musée des Beaux-Arts de Dijon a bénéficié de nombreux legs des descendants de l’artiste (tableaux, dessins, carnets de croquis, calques, lettres) et présente donc un ensemble incomparable. Les musées suédois possèdent également de très beaux morceaux de l’artiste, notamment le château de Löfstad (Ostrogothie) qui en compte une dizaine. Bénigne Gagneraux a fait l’objet, en 1983, d’une rétrospective organisée par l’Académie de France à Rome et le Musée des Beaux-Arts de Dijon. *** Nous avons connaissance d’une lettre datée du 2 juillet 1782, que l’artiste adresse à un de ses soutiens dijonnais, le baron de Joursanvault (1748-1792), dans lequel il précise : « … je vais commencer un tableau de l’Enlèvement de Ganymède pour un seigneur hollandais, homme de beaucoup de goût. ». Le tableau était inconnu de Brigitte Sandström, qui a consacré sa thèse d’Histoire de l’Art à Gagneraux, en 1981. Le sujet de notre tableau est caractéristique du goût de Gagneraux pour la thématique des « Amours des Dieux ». Dans ce même thème, l’artiste a représenté Jupiter et Antiope ; Bacchus et Ariane ; Amour et Psyché ; Flore et les Zéphyrs, Hébé et l’aigle de Jupiter, etc. Gagneraux puisait ces sujets dans Ovide, dont il possédait les œuvres complètes dans sa bibliothèque. Sur l’histoire de Ganymède, voici ce que dit le poète : Le roi des dieux jadis brûla d'amour pour le phrygien Ganymède ; il se trouva un être dont Jupiter préféra prendre l'apparence plutôt que de rester lui-même ; cependant le seul oiseau qui lui sembla digne de la métamorphose fut celui qui pouvait porter sa foudre. Sans attendre, battant l'air de ses ailes faussement siennes, Jupiter emporte le jeune Troyen ; aujourd'hui encore, c'est Ganymède qui mélange le breuvage dans les coupes et qui, malgré Junon, sert à Jupiter le nectar. (Les Métamorphoses : Livre X, vers 155 à 161). Pour la composition, il est vraisemblable que Gagneraux se soit inspiré de l’œuvre que Jean-Baptiste-Marie Pierre (1714-1789), premier peintre du roi Louis XV, présenta au Salon du Louvre en 1743, et que Gagneraux a vu ou connu via la gravure exécutée en sens inverse par Jean-Martin Preissler (1715-1794) (Fig. 3). Il a également pu admirer les marbres antiques du Musée Pie-Clémentin, au Vatican, au milieu desquels trône un grand Ganymède au bonnet phrygien, servant à boire à l’aigle, que l’artiste va croquer plusieurs fois dans ses carnets de dessins conservés au Musée des Beaux-Arts de Dijon (Inv. J.302:2 et Inv. E5055). On peut enfin noter l’existence d’un dessin à la sanguine anonyme, représentant la tête inversée de notre ganymède. (Fig. 6). Fig. 3. Jean-Martin Preissler. Gravure d’après le Ganymède de Jean-Baptiste-Marie Pierre. BNF, DB-26 (A)-Fol. Bibliographie : - Louis Morand, Le Baron de Joursanvault et les artistes bourguignons, Prud'hon, Gagneraux, Naigeon, Beaune, 1883 - Brigitta Sandström. Bénigne Gagneraux: 1756-1795 : éducation, inspiration, œuvre, Stockholm, 1981. - Sylvain Laveissière, Bénigne Gagneraux : 1756-1795 : un peintre bourguignon dans la Rome néo-classique. Catalogue de l’exposition du Musée des Beaux-Arts de Dijon. 17 juillet-26 septembre 1983. - Anne Videau. L’enlèvement de Ganymède dans les Métamorphoses d’Ovide : mythe érotique, mythe politique In : Ganymède ou l'échanson : Rapt, ravissement et ivresse poétique. Nanterre : Presses universitaires de Paris Ouest, 2008. Fig. 4. Bénigne Gagneraux. Jupiter et Antiope, 1787. Galerie Borghese, Rome. Fig. 5. Bénigne Gagneraux. Psychée transportée dans les airs par les Zéphyrs, 1792. Château de Löfstad, Suède. Fig. 6. Anonyme. Étude à l’envers de la tête du ganymede.Vente Kamondo, 07 juin 2019, lot 12.
Lire la suite
Our rediscovered painting is a superb example of the gracious style of Bénigne Gagneraux, the most fashionable French painter in Rome during the 1780’s. His art was directly inspired by the subtle eroticism of Anacreon’s poems (5th century BC) and was described as a part of an aesthetic movement called « sweet mythology », which was opposed to the severe neoclassical style promoted by Jacques-Louis David (1748-1825). *** Fig. 1. Bénigne Gagneraux, Self-portrait. Florence, Uffizi. Gagneraux was born in Dijon, Burgundy, into a humble family. Young artists in Dijon benefited from the important patronage of the Prince of Condé, the King’s cousin and Governor of Burgundy. They founded a Drawing Academy, with skilled and renowned teachers. François Devosge (1732-1811), a drawing teacher, educated numerous talented artists such as Gagneraux, Jean-Claude Naigeon (1753-1832) Pierre-Paul Prud’hon (1758-1823) and François Rude (1784-1855). In 1774, Gagneraux fled from Burgundy and headed clandestinely to Rome. He travelled without the financial support of a patron and had to return to France after a few weeks. Devosge, moved by his student’s ambition, asked to the Burgundian Administration to create an annual scholarship for the academy’s most talented students. The Burgundian Prix de Rome was founded in 1776 and Gagneraux was the first to win the award. In Rome, Gagneraux was fascinated by the numerous archeological excavations and spent most of his time studying in the main Roman palazzi (Albani, Pamphilj, Borghese, Ottoboni, and so on.) and in the Vatican museums. In 1783 King Gustav III of Sweden visited Gagneraux’s studio and commissioned three mythological paintings. This first commission was the beginning of a long-term artistic relationship between the artist and the Swedish Crown, as well as the most important Swedish collectors (Fig. 2). Gagneraux was even elected « History Painter of His Majesty the King of Sweden » in 1794. Fig. 2. Bénigne Gagneraux, King Gustav III of Sweden’s visit of the Museo Pio Clementino with pope Pius VI, Prague, National Gallery. When Prince Marcantonio IV Borghese (1730-1800), a major art collector, decided in 1787 to renovate the family’s Palazzo in the neoclassical style, he asked Gagneraux to execute a ceiling painting depicting Jupiter and Antiope (Fig. 3). During the French Revolution, the situation in Rome became overtly violent, causing hostilities against the local French, such as the ambassador Hugou de Bassville, who was murdered by angry rioters. Gagneraux felt endangered and fled to Firenze. In 1795 he died from defenestration, at the peak of his career. Nowadays, most of Gagneraux’s works are in public collections (the Louvre museum, the museums of Dijon, Rome and Sweden). In 1983, an important traveling exhibition was held in Rome and Dijon in order to pay a tribute to the artist’s oeuvre. *** In the archives of Dijon, we found a handwritten letter by Gagneraux, dated 2nd July 1782 and addressed to art collector Baron de Joursanvault, in which the artist stated he was « about to start working on a painting depicting “The abduction of Ganymede” for a Dutch lord, a man of taste ». Brigitte Sandstorm, who wrote a thesis about Gagneraux, published by the University of Stockholm in 1981, was unfamiliar with our painting. Its subject is typical of the artist’s predilection for themes featuring the « Loves of the Gods ». During his career he furthermore depicted the gods Jupiter and Antiope, Bacchus and Ariadne, Cupid and Psyche, Hebe and Jupiter and many more. Gagneraux was an avid reader of classical poetry and particularly of Ovid, who related Ganymede’s story in the following text: The King of the gods once burned with love for a Phrygian called Ganymede, and in order to win him over, Jupiter chose transform. Yet he did not deign to transform himself into any other bird, than that eagle, that could carry his lightning bolts. Straight away, he beat the air with deceitful wings and stole the Trojan boy, who still handles the mixing cups, and against Juno’s will pours out Jove’s nectar. (The Metamorphoses, Book X, 155-161). Gagneraux may have been inspired by a Ganymede executed by Jean-Baptiste-Marie Pierre (1714-1789), King Louis XV’s first painter. It was exhibited at the Salon du Louvre of 1743 and engraved by Jean-Martin Preissler (1715-1794) (Fig. 4). Without a doubt, Gagneraux also admired the classical statues in Museo Pio Clementino, and particularly a large Ganymede with a Phrygian cap. We know of two drawings based on this statue, kept in one of Gagneraux’s sketchbooks, now in Musée des Beaux-Arts de Dijon (Inv. J.302:2 and Inv. E5055). Finally, we can note the existence of an anonymous red chalk drawing, representing the inverted head of our ganymede. (Fig. 6) Fig. 4. Jean-Martin Preissler, Engraving after Jean-Baptiste-Marie Pierre’s Ganymede of 1743. BNF, DB-26 (A)-Fol. Bibliography: - Louis Morand, Le Baron de Joursanvault et les artistes bourguignons, Prud'hon, Gagneraux, Naigeon, Beaune, 1883 - Brigitta Sandström. Bénigne Gagneraux: 1756-1795 : éducation, inspiration, œuvre, Stockholm, 1981. - Sylvain Laveissière, Bénigne Gagneraux : 1756-1795 : un peintre bourguignon dans la Rome néo-classique. Catalogue de l’exposition du Musée des Beaux-Arts de Dijon. 17 juillet-26 septembre 1983. - Anne Videau. L’enlèvement de Ganymède dans les Métamorphoses d’Ovide : mythe érotique, mythe politique In : Ganymède ou l'échanson : Rapt, ravissement et ivresse poétique. Nanterre : Presses universitaires de Paris Ouest, 2008. Fig. 3. Bénigne Gagneraux, Jupiter and Antiope, 1787. Galeria Borghese, Rome. Fig. 5. Bénigne Gagneraux, Psyche with Zephyr, 1792. Löfstad Castle, Sweden. Fig. 6. Anonymous. Study of the head of ganymede.Vente Kamondo, 07 juin 2019, lot 12.
Fermer les détails

Provenance

Collection particulière, Grande-Bretagne.

Literature

L. Morand, Le Baron de Joursanvault et les artistes bourguignons, Prud'hon, Gagneraux, Naigeon, Beaune, 1883, pp. 15-17 ; B. Sandström, Bénigne Gagneraux: 1756-1795 : éducation, inspiration, œuvre, Stockholm, 1981, pp. 233-234.
Partager
  • Facebook
  • X
  • Pinterest
  • Tumblr
  • Email
Précédent
|
Suivant
30 
sur  66
Gérer les cookies
© 2026 Galerie Perrin
Site réalisé par Artlogic
Nous envoyer un e-mail

Ce site utilise des cookies
Ce site utilise des cookies afin d'améliorer votre expérience. Contactez-nous pour en savoir plus sur notre politique en matière de cookies.

Gérer les cookies
Refuser les cookies non essentiels
Accepter

Préférences de cookies

Cochez les catégories de cookies que vous autorisez sur notre site

Cookie options
Nécessaires au fonctionnement du site, ils ne peuvent pas être désactivés.
Améliorer votre expérience sur le site en mémorisant les choix que vous faites concernant son fonctionnement.
Nous autoriser à collecter des données d'utilisation anonymes afin d'améliorer l'expérience sur notre site.
Nous autoriser à identifier nos visiteurs afin de proposer des contenus marketing personnalisés et ciblés.
Enregistrer les préférences