Adam Weisweiler
Cabinet à deux corps, XVIIIe siècle
Bâti de chêne, loupe d'amboine, satiné, bronzes dorés, cuivre, émail, marbre blanc de Carrare
H. 156 cm ; L. 92 cm ; P. 45 cm
H. 61 3/8 in ; W. 36 1/4 in ; D. 17 3/4 in
H. 61 3/8 in ; W. 36 1/4 in ; D. 17 3/4 in
Ce cabinet à deux corps en placage de loupe d'amboine présente en sa partie supérieure en retrait, deux tiroirs surmontés par deux vantaux ceints d'une baguette de cuivre et dotés...
Ce cabinet à deux corps en placage de loupe d'amboine présente en sa partie supérieure en retrait, deux tiroirs surmontés par deux vantaux ceints d'une baguette de cuivre et dotés d'un miroir. Deux colonnettes détachées en partie avant et deux pilastres à l'arrière soutiennent un entablement rectiligne à gorge surmonté d'un plateau de marbre blanc veiné. Une pendule à cadran circulaire émaillé bleu et cartouches blancs à chiffres romains s'intègre entre les deux vantaux.
La partie basse s'ouvre par un large tiroir surmontant deux vantaux simulés et reposant sur des pieds toupies. Les montants en demi-colonne cannelée sont habillés en partie haute d'une large plaque en bronze doré ornée de frises d'entrelacs et de palmettes s'alternant, d'une grande finesse d'exécution. Une baguette de cuivre souligne chaque ligne force du meuble. Un casier à porte est dissimulé sur le côté.
Originaire d’Allemagne comme bon nombre de ses confrères, Adam Weisweiler fut probablement l’un des plus brillants ébénistes de la période Louis XVI.
Etabli rue du Faubourg-Saint-Antoine, il se distingua essentiellement dans l’ébénisterie de luxe à laquelle appartient sans conteste notre table. Il livra plusieurs meubles pour la famille royale, et en particulier pour Marie-Antoinette au Petit-Trianon ou encore au palais de Saint-Cloud à partir de 1785.
Son activité se déroula presque entièrement en relation avec le milieu des grands marchands merciers parisiens : avec Julliot (†en 1794), et surtout, nous l’avons vu, avec Daguerre (vers 1740-1796), successeur de Simon-Philippe Poirier (†en 1785), qui importait à Paris ces précieuses plaques de Wedgwood utilisées pour le décor mobilier. C’est d’ailleurs par l’intermédiaire de ce dernier, que notre ébéniste put livrer, en Angleterre, une partie du mobilier de Carlton House, célèbre propriété du prince de Galles, futur George IV.
Fournisseur de la cour de France, de la reine de Naples, de Maria Feodorovna, belle-fille de Catherine II, ainsi que de la haute aristocratie française ou anglaise, il ne vit pas sa carrière d’exception cesser à la Révolution. Il était encore en pleine activité sous l’Empire, et le fut vraisemblablement jusqu’en 1809. Weisweiler s’éteignit sous la Restauration, en 1820.
La partie basse s'ouvre par un large tiroir surmontant deux vantaux simulés et reposant sur des pieds toupies. Les montants en demi-colonne cannelée sont habillés en partie haute d'une large plaque en bronze doré ornée de frises d'entrelacs et de palmettes s'alternant, d'une grande finesse d'exécution. Une baguette de cuivre souligne chaque ligne force du meuble. Un casier à porte est dissimulé sur le côté.
Originaire d’Allemagne comme bon nombre de ses confrères, Adam Weisweiler fut probablement l’un des plus brillants ébénistes de la période Louis XVI.
Etabli rue du Faubourg-Saint-Antoine, il se distingua essentiellement dans l’ébénisterie de luxe à laquelle appartient sans conteste notre table. Il livra plusieurs meubles pour la famille royale, et en particulier pour Marie-Antoinette au Petit-Trianon ou encore au palais de Saint-Cloud à partir de 1785.
Son activité se déroula presque entièrement en relation avec le milieu des grands marchands merciers parisiens : avec Julliot (†en 1794), et surtout, nous l’avons vu, avec Daguerre (vers 1740-1796), successeur de Simon-Philippe Poirier (†en 1785), qui importait à Paris ces précieuses plaques de Wedgwood utilisées pour le décor mobilier. C’est d’ailleurs par l’intermédiaire de ce dernier, que notre ébéniste put livrer, en Angleterre, une partie du mobilier de Carlton House, célèbre propriété du prince de Galles, futur George IV.
Fournisseur de la cour de France, de la reine de Naples, de Maria Feodorovna, belle-fille de Catherine II, ainsi que de la haute aristocratie française ou anglaise, il ne vit pas sa carrière d’exception cesser à la Révolution. Il était encore en pleine activité sous l’Empire, et le fut vraisemblablement jusqu’en 1809. Weisweiler s’éteignit sous la Restauration, en 1820.
