Claude I Sené
Paire de fauteuils « à la reine » et « à châssis », Époque Louis XV, vers 1745
Hêtre sculpté
H. 94 cm ; L. 74 cm ; P. 76 cm
H. 37 in ; W. 29 1/8 in ; D. 29 7/8 in
H. 37 in ; W. 29 1/8 in ; D. 29 7/8 in
Chaque siège présente un châssis à la découpe chantournée et aux lignes pleines, caractérisé par de larges moulures creuses, et rehaussé par un élégant décor sculpté et stylisé à motifs...
Chaque siège présente un châssis à la découpe chantournée et aux lignes pleines, caractérisé par de larges moulures creuses, et rehaussé par un élégant décor sculpté et stylisé à motifs de feuillages.
Le dossier, dont les épaulements sont également feuillagés, est incliné et à fond plat d’où l’appellation ‘à la reine’ de ces sièges. Les accotoirs, à manchettes, reposent sur des supports d’accotoirs en forme de consoles moulurées, placées en retrait par rapport aux pieds antérieurs des fauteuils.
La ceinture de l’assise est enrichie en façade de deux volutes affrontées soulignant un décor central de fleurons feuillagés, décor sculpté naturaliste. Des fleurs ‘au naturel’ rehaussent également les écoinçons des pieds antérieurs.
La richesse de la sculpture et l’harmonie des proportions classent ces fauteuils parmi la plus belle production de Claude I Sené, destinée à une cliente aristocratique, probablement du temps de sa collaboration avec Nicolas Heurteut, dans les années 1750.
Né en 1724, fils de Jean Séné, Claude I Séné fit parti de l’une des plus importantes familles de menuisiers en sièges parisiens du XVIIIe siècle. Reçu maître le 20 juillet 1743, il épousa deux ans plus tard Marie-Jeanne Saint-Georges, union qui l’amena à s’associer avec son beau-frère Jean-Etienne Saint-Georges, établi rue de Cléry. Cette collaboration fructueuse dura jusqu’en 1780, année au cours de laquelle notre menuisier décida de prendre sa retraite.
Claude I Séné produisit avec la même perfection des sièges aussi bien rocailles, souvent caractérisés par des traverses mouvementées un peu minces mais sculptées avec beaucoup de finesse, que des sièges Louis XVI. Il confia probablement la sculpture de ses sièges à Nicolas Heurtaut, avant que celui, maître sculpteur à l’Académie de Saint-Luc depuis 1742, n’accède lui-même au statut de maître menuisier en 1753.
Séné s’éteignit pendant la tourmente révolutionnaire, en 1792.
Des sièges portant son estampille sont aujourd’hui conservés à Paris, au musée des Arts décoratifs ; au musée Carnavalet ; aux Archives nationales de France ; et au Mobilier national ; ainsi qu’à New York, au Metropolitan Museum of Art, provenant de la fameuse collection Wrightsman.
Le dossier, dont les épaulements sont également feuillagés, est incliné et à fond plat d’où l’appellation ‘à la reine’ de ces sièges. Les accotoirs, à manchettes, reposent sur des supports d’accotoirs en forme de consoles moulurées, placées en retrait par rapport aux pieds antérieurs des fauteuils.
La ceinture de l’assise est enrichie en façade de deux volutes affrontées soulignant un décor central de fleurons feuillagés, décor sculpté naturaliste. Des fleurs ‘au naturel’ rehaussent également les écoinçons des pieds antérieurs.
La richesse de la sculpture et l’harmonie des proportions classent ces fauteuils parmi la plus belle production de Claude I Sené, destinée à une cliente aristocratique, probablement du temps de sa collaboration avec Nicolas Heurteut, dans les années 1750.
Né en 1724, fils de Jean Séné, Claude I Séné fit parti de l’une des plus importantes familles de menuisiers en sièges parisiens du XVIIIe siècle. Reçu maître le 20 juillet 1743, il épousa deux ans plus tard Marie-Jeanne Saint-Georges, union qui l’amena à s’associer avec son beau-frère Jean-Etienne Saint-Georges, établi rue de Cléry. Cette collaboration fructueuse dura jusqu’en 1780, année au cours de laquelle notre menuisier décida de prendre sa retraite.
Claude I Séné produisit avec la même perfection des sièges aussi bien rocailles, souvent caractérisés par des traverses mouvementées un peu minces mais sculptées avec beaucoup de finesse, que des sièges Louis XVI. Il confia probablement la sculpture de ses sièges à Nicolas Heurtaut, avant que celui, maître sculpteur à l’Académie de Saint-Luc depuis 1742, n’accède lui-même au statut de maître menuisier en 1753.
Séné s’éteignit pendant la tourmente révolutionnaire, en 1792.
Des sièges portant son estampille sont aujourd’hui conservés à Paris, au musée des Arts décoratifs ; au musée Carnavalet ; aux Archives nationales de France ; et au Mobilier national ; ainsi qu’à New York, au Metropolitan Museum of Art, provenant de la fameuse collection Wrightsman.
