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Auguste Delaherche, Coupe, circa 1900

Auguste Delaherche

Coupe, circa 1900
grès émaillé
13.5 x 29.5 cm.
5 1/4 x 11 5/8 in.
Demande d'information
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Ravissant exemple de l’élégance et du savoir-faire d’Auguste Delaherche, notre coupe présente un émail tout à fait typique de son travail, dans les tons de brun et noir, agrémenté de coulures formant un décor. Si la première révélation de l’art japonais auprès des artistes parisiens fut l’estampe, la céramique reste sans conteste l’autre enthousiasme français le plus fécond, notamment pour Delaherche. Les collections parisiennes qu’il a pu visiter ne présentaient pas seulement des pots, mais aussi des masques, comme celui que le musée de Sèvres présente dès 1876. En 1878, là encore pour l’Exposition Universelle l’engouement du japonisme se révèle, notamment pour des pièces de cérémonies du thé en grès, qui confortent Delaherche dans ses recherches. Dès les années 1890 les céramistes et les verriers créent un style nouveau, en rupture avec le passé. Les céramiques adoptent des lignes organiques et asymétriques. Les accidents de cuisson, les effets de flammes et les coulures d’émail forment des décors abstraits qui révolutionnent les arts du feu. Dés ses débuts, Auguste Delaherche affirme un goût plus prononcé pour la recherche que pour l’exubérance. Il fait l’acquisition en 1887 de l’ancien atelier d’Ernest Chaplet, rue Blomet à Paris. Naissent alors de nouveaux procédés de cuisson : riches coulées d’émail et dégradés de tons obtenus par une cuisson en oxydation et réduction quasi-simultanée. Il est remarqué la même année par le jury de l’exposition de l’Union centrale des arts décoratifs, avant d’être récompensé d’une médaille d’or pour une série de grès présentée à l’Exposition universelle de 1889, et par le Grand Prix de la classe de céramique à l’Exposition de 1900. Il s’impose alors comme le « poète du grés », conjugue les formes harmonieuses et sobres : la forme s’estompe au profit de la matière. La production de Delaherche, céramiste prolifique, compte 22.500 pièces. Il a par ailleurs conçu et réalisé des décors intérieurs (cheminées, frises murales de salle à manger, lambris) et extérieurs (carreaux, plaques, épis de faîtage). La collection du Musée des Arts Décoratifs – quatre-vingt-dix œuvres – est représentative de l’ensemble de sa carrière. Auguste Delaherche (1857-1940) Fils de Camille Lefébure et d'Eugène-Félix Delaherche, manufacturier à Beauvais, Auguste Delaherche entre en 1877 à l'École nationale des arts décoratifs de Paris, où il reçoit l'enseignement d'Edmond Lechevallier-Chevignard (1825-1902), chargé de l'atelier d'« applications décoratives » et du dessin depuis 1874, et de l'architecte Anthime-Marin Delarocque (1836-1929). Comme dessinateur, avec Lechevallier-Chavignard il collabore à la restauration des vitraux d'Ecouen puis à la création des verrières de la chapelle du château de Chantilly. Il commence à produire de la céramique d'art en 1883, attiré par la tradition céramique beauvaisine, dont son oncle paternel, grand collectionneur, détient des pièces majeures : cette année-là, il rencontre Ludovic Pilleux, céramiste de la manufacture de L'Italienne, commune de Goincourt, près de Beauvais, et travaille dans son atelier. En 1886-1887, il est dessinateur et chef de service de la galvanoplastie de la maison Christofle. En 1887, à l'exposition des arts décoratifs de Paris, il reçoit une première médaille d'or, puis une deuxième, lors de l'exposition universelle de 1889. Par la suite, il est exposé à la galerie de Samuel Bing, « L'Art japonais », puis reprend, rue Blomet, l’atelier parisien du céramiste Ernest Chaplet où sa production prend place durant sept années. Le peintre Eugène Courboin exécute un portrait de lui dans cet atelier en 1891: tout comme Chaplet, il engage la pratique du grès dans une voie nouvelle en renonçant aux décors gravés. En 1891-1892, il s'installe au hameau d'Armentières, commune de Lachapelle-aux-Pots, près de Beauvais puis, en 1894, il y fait construire sa maison et son atelier « Les Sables Rouges », par son ami l'architecte Genuys. En 1896, Le Penseur, un encrier composé avec Alexandre Charpentier, est envoyé à la deuxième exposition de la Libre Esthétique et remarqué par Madeleine Octave Maus. En tant que membre de la Société nationale des beaux-arts, il expose dans les différents salons parisiens et expositions internationales. En juin 1899, il rejoint la Société nouvelle de peintres et de sculpteurs, avec une première exposition collective à la galerie Georges Petit à Paris en mars 1900. Ami du peintre Henri Le Sidaner, il lui conseille de s'installer à Gerberoy (Oise), à une quinzaine de kilomètres de son atelier de La Chapelle-aux-Pots. À partir de 1904, il produit des œuvres beaucoup plus libres, parfois asymétriques, directement inspirées de son imagination. Auguste Delaherche meurt le 27 juin 1940 en son domicile dans le 7e arrondissement de Paris.
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A delightful example of Auguste Delaherche's elegance and craftsmanship, our single-flower vase features an enamel finish typical of his work, in shades of brown and black embellished with drips forming a decorative pattern. While Parisian artists first discovered Japanese art through prints, ceramics undoubtedly remained the other most fertile source of French enthusiasm, particularly for Delaherche. The Parisian collections he visited featured not only pots, but also masks, such as the one exhibited at the Sèvres museum in 1876. In 1878, once again for the Universal Exhibition, the craze for Japonism was evident, particularly for stoneware tea ceremony pieces, which reinforced Delaherche's research. From the 1890s onwards, ceramists and glassmakers created a new style that broke with the past. Ceramics adopted organic and asymmetrical lines. Firing accidents, flame effects, and glaze drips formed abstract decorations that revolutionized the arts of fire. From the outset, Auguste Delaherche showed a greater interest in research than in exuberance. In 1887, he acquired Ernest Chaplet's former workshop on Rue Blomet in Paris. This led to the development of new firing processes: rich enamel glazes and tonal gradations obtained by almost simultaneous oxidation and reduction firing. That same year, he was noticed by the jury of the Union Centrale des Arts Décoratifs exhibition, before being awarded a gold medal for a series of stoneware pieces presented at the 1889 World's Fair, and the Grand Prix for ceramics at the 1900 World's Fair. He then established himself as the “poet of stoneware,” combining harmonious and sober forms: the form fades in favor of the material. Delaherche, a prolific ceramist, produced 22,500 pieces. He also designed and created interior decorations (fireplaces, dining room wall friezes, paneling) and exterior decorations (tiles, plaques, finials). The Musée des Arts Décoratifs collection—ninety works—is representative of his entire career. Auguste Delaherche (1857-1940) The son of Camille Lefébure and Eugène-Félix Delaherche, a manufacturer in Beauvais, Auguste Delaherche entered the École nationale des arts décoratifs in Paris in 1877, where he was taught by Edmond Lechevallier-Chevignard (1825-1902), who was in charge of the “decorative applications” workshop " and drawing since 1874, and architect Anthime-Marin Delarocque (1836-1929). As a designer, he collaborated with Lechevallier-Chavignard on the restoration of the stained glass windows at Ecouen and then on the creation of the windows for the chapel at the Château de Chantilly. He began producing ceramic art in 1883, attracted by the Beauvais ceramic tradition, of which his paternal uncle, a great collector, owned some major pieces. That year, he met Ludovic Pilleux, a ceramist at the L'Italienne factory in Goincourt, near Beauvais, and worked in his workshop. In 1886-1887, he was a designer and head of the electroplating department at Christofle. In 1887, at the Paris Decorative Arts Exhibition, he received his first gold medal, followed by a second at the 1889 World's Fair. He subsequently exhibited at Samuel Bing's gallery, “L'Art japonais,” then took over the Paris studio of ceramist Ernest Chaplet on Rue Blomet, where he worked for seven years. The painter Eugène Courboin painted a portrait of him in this studio in 1891: like Chaplet, he took stoneware in a new direction by abandoning engraved decorations. In 1891-1892, he moved to the hamlet of Armentières, in the commune of Lachapelle-aux-Pots, near Beauvais, and in 1894, he had his friend, the architect Genuys, build his house and studio, “Les Sables Rouges,” there. In 1896, Le Penseur, an inkwell designed with Alexandre Charpentier, was sent to the second Libre Esthétique exhibition and noticed by Madeleine Octave Maus. As a member of the Société nationale des beaux-arts, he exhibited in various Parisian salons and international exhibitions. In June 1899, he joined the Société nouvelle de peintres et de sculpteurs (New Society of Painters and Sculptors), with his first group exhibition at the Georges Petit gallery in Paris in March 1900. A friend of the painter Henri Le Sidaner, he advised him to settle in Gerberoy (Oise), about fifteen kilometers from his studio in La Chapelle-aux-Pots. From 1904 onwards, he produced much freer, sometimes asymmetrical works, directly inspired by his imagination. Auguste Delaherche died on June 27, 1940, at his home in the 7th arrondissement of Paris.
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Provenance

collection particulière
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