Jean Raon (attribué à)
Allégorie de l'Hiver, France, vers 1700
Terre cuite patinée
H. 19 cm ; L. 14 cm
H. 7 1/2 in ; W. 5 1/2 in
H. 7 1/2 in ; W. 5 1/2 in
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Ce petit modello en terre cuite représentant une allégorie de l'Hiver, sous forme de buste en terme, a probablement été exécuté d'après ou pour le grand terme analogue conservé jadis...
Ce petit modello en terre cuite représentant une allégorie de l'Hiver, sous forme de buste en terme, a probablement été exécuté d'après ou pour le grand terme analogue conservé jadis au Jardin des Tuileries à Paris et aujourd'hui visible au musée du Louvre.
L'Hiver de Jean Raon (1630-1707), initialement prévu pour les Jardins du Trianon de Versailles vers l'année 1707, est personnifié par un vieillard barbu, la tête penchée, et couvert d'un manteau. La composition est une création de François Girardon (1628-1715), premier sculpteur du Roi, qui exécute un marbre pour les Jardins du château de Versailles à la demande de Louis XIV entre les années 1675 et 1680. L'originalité de notre terre cuite repose sur son format et sa matière, ainsi que sur la représentation, de chaque côté du terme, de deux scènes allégoriques de l'Hiver : un jeune homme coupant du bois sous le souffle d'une allégorie du Vent (le dieu Borée ou Zéphyr ?) et un vieil homme se réchauffant devant un feu avec en arrière-plan un village. Nous ne connaissons à ce jour aucune terre cuite attribuée à Jean Raon. Cette Allégorie de l'Hiver que nous présentons serait, par conséquent, la seule répertoriée à ce jour.
Jean Raon (1630–1707)
Jean Raon appartient à la génération de sculpteurs qui prit part aux grands chantiers royaux du règne de Louis XIV. Fils d'un maître maçon parisien, il reçut vraisemblablement ses premiers enseignements dans le milieu familial avant d'être envoyé à Rome en 1666 comme pensionnaire du roi. Il y séjourna trois ans, au moment même de la fondation de l'Académie de France à Rome, et put y approfondir sa connaissance de la sculpture antique. De retour en France, il fut reçu à l'Académie royale de peinture et de sculpture le 26 mars 1672 et en devint professeur en 1690. À sa mort, il portait les titres de « sculpteur ordinaire du Roi » et de conseiller-professeur de l'Académie. L'essentiel de son œuvre conservé est étroitement lié aux commandes royales et, en particulier, au décor sculpté de Versailles. Raon y travailla aussi bien le marbre que le bronze, exécutant des figures mythologiques, des groupes et des sculptures décoratives destinés aux jardins. Parmi ses œuvres les mieux documentées figurent La Nuit, exécutée vers 1680, la copie de la Flore Farnèse, les deux groupes de Nymphe et Amour fondus par les Keller en 1688, le Lion terrassant un sanglier et Arion, signé et daté de 1695. Ces réalisations témoignent de la place centrale occupée dans son œuvre par le répertoire antique et mythologique, adapté au langage monumental développé pour les résidences de Louis XIV. Dans les dernières années de sa carrière, Raon continua à travailler pour les Bâtiments du Roi ; le terme de Saturne ou l'Hiver, laissé inachevé à sa mort en 1707, fut achevé quelques années plus tard par son fils, le sculpteur Jean-Melchior Raon.
L'Hiver de Jean Raon (1630-1707), initialement prévu pour les Jardins du Trianon de Versailles vers l'année 1707, est personnifié par un vieillard barbu, la tête penchée, et couvert d'un manteau. La composition est une création de François Girardon (1628-1715), premier sculpteur du Roi, qui exécute un marbre pour les Jardins du château de Versailles à la demande de Louis XIV entre les années 1675 et 1680. L'originalité de notre terre cuite repose sur son format et sa matière, ainsi que sur la représentation, de chaque côté du terme, de deux scènes allégoriques de l'Hiver : un jeune homme coupant du bois sous le souffle d'une allégorie du Vent (le dieu Borée ou Zéphyr ?) et un vieil homme se réchauffant devant un feu avec en arrière-plan un village. Nous ne connaissons à ce jour aucune terre cuite attribuée à Jean Raon. Cette Allégorie de l'Hiver que nous présentons serait, par conséquent, la seule répertoriée à ce jour.
Jean Raon (1630–1707)
Jean Raon appartient à la génération de sculpteurs qui prit part aux grands chantiers royaux du règne de Louis XIV. Fils d'un maître maçon parisien, il reçut vraisemblablement ses premiers enseignements dans le milieu familial avant d'être envoyé à Rome en 1666 comme pensionnaire du roi. Il y séjourna trois ans, au moment même de la fondation de l'Académie de France à Rome, et put y approfondir sa connaissance de la sculpture antique. De retour en France, il fut reçu à l'Académie royale de peinture et de sculpture le 26 mars 1672 et en devint professeur en 1690. À sa mort, il portait les titres de « sculpteur ordinaire du Roi » et de conseiller-professeur de l'Académie. L'essentiel de son œuvre conservé est étroitement lié aux commandes royales et, en particulier, au décor sculpté de Versailles. Raon y travailla aussi bien le marbre que le bronze, exécutant des figures mythologiques, des groupes et des sculptures décoratives destinés aux jardins. Parmi ses œuvres les mieux documentées figurent La Nuit, exécutée vers 1680, la copie de la Flore Farnèse, les deux groupes de Nymphe et Amour fondus par les Keller en 1688, le Lion terrassant un sanglier et Arion, signé et daté de 1695. Ces réalisations témoignent de la place centrale occupée dans son œuvre par le répertoire antique et mythologique, adapté au langage monumental développé pour les résidences de Louis XIV. Dans les dernières années de sa carrière, Raon continua à travailler pour les Bâtiments du Roi ; le terme de Saturne ou l'Hiver, laissé inachevé à sa mort en 1707, fut achevé quelques années plus tard par son fils, le sculpteur Jean-Melchior Raon.
