Giuseppe Piamontini
Diane chasseresse au repos, Italie, vers 1725
Terre cuite en ronde bosse
H. 43 cm ; L. 42 cm ; P. 20 cm
H. 16 7/8 in ; W. 16 1/2 in ; D. 7 7/8 in
H. 16 7/8 in ; W. 16 1/2 in ; D. 7 7/8 in
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Diane, assise à même le sol, le coude appuyé sur un rocher, caresse la tête d'un lévrier. Le croissant de lune qui orne son front permet d'identifier la déesse. Ses...
Diane, assise à même le sol, le coude appuyé sur un rocher, caresse la tête d'un lévrier. Le croissant de lune qui orne son front permet d'identifier la déesse. Ses cheveux, retenus par une tresse, sont rassemblés en un élégant chignon d'où s'échappe une épaisse mèche. Sa tunique, resserrée à la taille par une ceinture ornée d'un mascaron, découvre une épaule et un sein. Ses nombreux plis aux arêtes incurvées semblent animés par le vent, dégagent la jambe droite et retombent largement sur le sol. Les sandales reprennent un modèle antique. La base rocheuse est ornée de motifs floraux et de rubans associés à l'arc et au carquois.
Piamontini affectionne les compositions animées, les draperies amples aux plis sinueux et le raffinement décoratif caractéristique de la sculpture florentine de son époque. La figure de Diane occupe par ailleurs une place significative dans son œuvre, l'artiste ayant traité à plusieurs reprises des sujets liés à la déesse et à son iconographie.
La présente terre cuite constitue le modèle d'une composition également connue en bronze. Un exemplaire, documenté dans les collections grand-ducales florentines à la fin du XVIIIe siècle, se trouvait au Palazzo Pitti jusqu'en 1799 avant d'apparaître dans une vente parisienne en 1803 ; son identification avec un bronze qui aurait appartenu au grand-duc Gian Gastone de' Medici (1671-1737) a été proposée dans la littérature. Un autre exemplaire est associé à la collection de Giuseppe Borri et à son inventaire de 1792. Le pendant de la composition, Méléagre devant une effigie de Diane, aujourd'hui conservé au Museo Martelli à Florence, est daté de 1724. Ce rapprochement permet de situer l'exécution de notre terre cuite autour de 1725. Le chien représenté auprès de Méléagre présente par ailleurs d'étroites similitudes avec celui de la présente composition.
État de conservation : reconstruction du pied droit ; petit éclat sous la sandale du pied gauche et au niveau du croissant de lune sur le front. Perte de quelques phalanges de la main gauche, petit manque dans la draperie de Diane à l'arrière ; craquelures de cuisson au niveau du socle, près de la fleur centrale.
Giuseppe Piamontini (1663-1744)
Giuseppe Piamontini compte parmi les principaux sculpteurs actifs à Florence entre la fin du XVIIe et la première moitié du XVIIIe siècle. Formé dans l'atelier de Giovanni Battista Foggini, il fut envoyé à Rome par le grand-duc Cosme III de Médicis en 1681 afin de poursuivre sa formation à l'Académie de Palazzo Madama, où il étudia sous la direction d'Ercole Ferrata et de Ciro Ferri. Il demeura à Rome jusqu'en 1686, avant de rentrer à Florence, où se déroula l'essentiel de sa carrière. Sculpteur de marbre et de bronze, Piamontini travailla pour la cour médicéenne ainsi que pour d'importants commanditaires florentins. Son œuvre s'inscrit dans la continuité de la tradition baroque florentine développée autour de Foggini, tout en témoignant d'une attention particulière au mouvement des figures, au traitement des draperies et à l'élégance décorative des compositions.
Piamontini affectionne les compositions animées, les draperies amples aux plis sinueux et le raffinement décoratif caractéristique de la sculpture florentine de son époque. La figure de Diane occupe par ailleurs une place significative dans son œuvre, l'artiste ayant traité à plusieurs reprises des sujets liés à la déesse et à son iconographie.
La présente terre cuite constitue le modèle d'une composition également connue en bronze. Un exemplaire, documenté dans les collections grand-ducales florentines à la fin du XVIIIe siècle, se trouvait au Palazzo Pitti jusqu'en 1799 avant d'apparaître dans une vente parisienne en 1803 ; son identification avec un bronze qui aurait appartenu au grand-duc Gian Gastone de' Medici (1671-1737) a été proposée dans la littérature. Un autre exemplaire est associé à la collection de Giuseppe Borri et à son inventaire de 1792. Le pendant de la composition, Méléagre devant une effigie de Diane, aujourd'hui conservé au Museo Martelli à Florence, est daté de 1724. Ce rapprochement permet de situer l'exécution de notre terre cuite autour de 1725. Le chien représenté auprès de Méléagre présente par ailleurs d'étroites similitudes avec celui de la présente composition.
État de conservation : reconstruction du pied droit ; petit éclat sous la sandale du pied gauche et au niveau du croissant de lune sur le front. Perte de quelques phalanges de la main gauche, petit manque dans la draperie de Diane à l'arrière ; craquelures de cuisson au niveau du socle, près de la fleur centrale.
Giuseppe Piamontini (1663-1744)
Giuseppe Piamontini compte parmi les principaux sculpteurs actifs à Florence entre la fin du XVIIe et la première moitié du XVIIIe siècle. Formé dans l'atelier de Giovanni Battista Foggini, il fut envoyé à Rome par le grand-duc Cosme III de Médicis en 1681 afin de poursuivre sa formation à l'Académie de Palazzo Madama, où il étudia sous la direction d'Ercole Ferrata et de Ciro Ferri. Il demeura à Rome jusqu'en 1686, avant de rentrer à Florence, où se déroula l'essentiel de sa carrière. Sculpteur de marbre et de bronze, Piamontini travailla pour la cour médicéenne ainsi que pour d'importants commanditaires florentins. Son œuvre s'inscrit dans la continuité de la tradition baroque florentine développée autour de Foggini, tout en témoignant d'une attention particulière au mouvement des figures, au traitement des draperies et à l'élégance décorative des compositions.
