Attilio Codognato
Pendentif orné d'un camée du XVIIe siècle, Venise ; camée : milieu du XVIIe siècle
Or jaune 18 carats, émail polychrome, rubis, saphir cabochon et camée en agate à deux couches
Au centre de cet extraordinaire pendentif d'Attilio Codognato se trouve un camée ovale en agate à deux couches datant du milieu du XVIIe siècle. Finement sculptée, la scène semble représenter...
Au centre de cet extraordinaire pendentif d'Attilio Codognato se trouve un camée ovale en agate à deux couches datant du milieu du XVIIe siècle. Finement sculptée, la scène semble représenter une allégorie du mariage : une mariée, accompagnée d'une suivante, s'approche d'un autel où une libation est offerte devant Hyménée ou Éros, dieu du mariage et du désir. Une figure masculine vêtue d'une toge, peut-être le marié, observe le rituel, tandis qu'une autre figure pourrait représenter Vénus ou un hermaphrodite.
La composition dérive probablement d'un prototype de la Renaissance, lui-même inspiré d'un relief antique : un exemple éloquent de la circulation continue de l'imagerie classique entre l'Antiquité, la Renaissance et le XVIIe siècle.
Codognato transforme ce fragment historique en un bijou au caractère profondément vénitien. Le camée ancien est serti dans une monture richement travaillée en or jaune 18 carats et émail polychrome, ponctuée de rubis et d'un saphir cabochon. Plutôt que de traiter le camée comme une simple relique archéologique, le joaillier lui donne une vie nouvelle et crée un dialogue entre l'Antiquité, la couleur et l'ornement.
Fondée à Venise en 1866 par Simeone Codognato, la maison occupe depuis des générations son adresse historique près de la place Saint-Marc. Le fils de Simeone, Attilio Codognato (1867-1928), a développé le vocabulaire si distinctif de la maison, puisant son inspiration dans les découvertes archéologiques, l'art de la Renaissance et l'art byzantin, les traditions décoratives vénitiennes et le renouveau de l'orfèvrerie antique.
Au fil des générations, Codognato s'est illustré par des bijoux qui brouillent délibérément les frontières entre objet archéologique, curiosité de la Renaissance et parure contemporaine. Camées et intailles, émaux aux couleurs intenses, iconographie mythologique et célèbres crânes memento mori sont devenus les éléments d'un langage immédiatement reconnaissable. Christie's associe notamment l'œuvre de Codognato aux formes baroques et néogothiques ainsi qu'à la culture visuelle éclectique de Venise.
Attilio Codognato (1938-2023), quatrième génération de la famille, a poursuivi cette tradition en lui conférant une sensibilité résolument moderne. Sotheby's le décrit comme l'un des grands innovateurs de la joaillerie de la seconde moitié du XXe siècle, alliant l'invention contemporaine au savoir-faire et à l'imagination historique de Venise.
Ce pendentif illustre particulièrement bien cette philosophie : un objet du XVIIe siècle inspiré de l'Antiquité est transformé par un joaillier vénitien en une création à la fois archéologique, Renaissance et contemporaine. Le bijou devient un cabinet de curiosités miniature, un objet dans lequel Rome survit non seulement comme vestige archéologique, mais comme une image sans cesse réinventée au fil des siècles.
La composition dérive probablement d'un prototype de la Renaissance, lui-même inspiré d'un relief antique : un exemple éloquent de la circulation continue de l'imagerie classique entre l'Antiquité, la Renaissance et le XVIIe siècle.
Codognato transforme ce fragment historique en un bijou au caractère profondément vénitien. Le camée ancien est serti dans une monture richement travaillée en or jaune 18 carats et émail polychrome, ponctuée de rubis et d'un saphir cabochon. Plutôt que de traiter le camée comme une simple relique archéologique, le joaillier lui donne une vie nouvelle et crée un dialogue entre l'Antiquité, la couleur et l'ornement.
Fondée à Venise en 1866 par Simeone Codognato, la maison occupe depuis des générations son adresse historique près de la place Saint-Marc. Le fils de Simeone, Attilio Codognato (1867-1928), a développé le vocabulaire si distinctif de la maison, puisant son inspiration dans les découvertes archéologiques, l'art de la Renaissance et l'art byzantin, les traditions décoratives vénitiennes et le renouveau de l'orfèvrerie antique.
Au fil des générations, Codognato s'est illustré par des bijoux qui brouillent délibérément les frontières entre objet archéologique, curiosité de la Renaissance et parure contemporaine. Camées et intailles, émaux aux couleurs intenses, iconographie mythologique et célèbres crânes memento mori sont devenus les éléments d'un langage immédiatement reconnaissable. Christie's associe notamment l'œuvre de Codognato aux formes baroques et néogothiques ainsi qu'à la culture visuelle éclectique de Venise.
Attilio Codognato (1938-2023), quatrième génération de la famille, a poursuivi cette tradition en lui conférant une sensibilité résolument moderne. Sotheby's le décrit comme l'un des grands innovateurs de la joaillerie de la seconde moitié du XXe siècle, alliant l'invention contemporaine au savoir-faire et à l'imagination historique de Venise.
Ce pendentif illustre particulièrement bien cette philosophie : un objet du XVIIe siècle inspiré de l'Antiquité est transformé par un joaillier vénitien en une création à la fois archéologique, Renaissance et contemporaine. Le bijou devient un cabinet de curiosités miniature, un objet dans lequel Rome survit non seulement comme vestige archéologique, mais comme une image sans cesse réinventée au fil des siècles.
