France, époque Louis XIV
Lustre à lacé à six lumières, Début du XVIIIe siècle
Cristal de roche, cristal taillé et coloré bleu, bronze doré, métal
H. 60 cm ; D. 41 cm
H. 23 5/8 in ; Diam. 16 1/8 in
H. 23 5/8 in ; Diam. 16 1/8 in
Doté d'une structure composée d'un fût central en métal et de six bras de lumière en forme de console en bronze doré, aux bobèches et binets circulaires unis, le lustre...
Doté d'une structure composée d'un fût central en métal et de six bras de lumière en forme de console en bronze doré, aux bobèches et binets circulaires unis, le lustre apparaît intégralement couvert d'un « maillage » de petits cristaux ou « grains », pour reprendre le terme de l'abbé Jaubert, masquant son armature. Parallèlement au riche lustre en bronze ciselé et doré hérité de la grande tradition louis-quatorzienne, qui demeurait encore un objet de décor important dans les intérieurs du début du XVIIIe siècle, la fin du règne de Louis XIV vit également se multiplier l'emploi du lustre à structure en bronze, cuivre ou bois doré ou argenté et à pendeloques en cristal taillé.
L'abbé Jaubert, dans son Dictionnaire des arts et métiers réédité en 1773, distinguait trois types de lustres de cristal : les lustres à tige découverte, « dont les tiges ou branches sont à découvert et n'ont point d'ornement par-dessus » ; les lustres à consoles, « dont les tiges sont faites en forme de console », modèle le plus fréquent au XVIIIe siècle ; et les lustres à lacé, correspondant à notre luminaire, appelés ainsi « à cause des entrelacs de petits grains de verre dont ils sont presque tout couverts ». Ces lustres à six ou huit lumières, caractéristiques du début du XVIIIe siècle, dotés d'une armature de cristaux, étaient essentiellement composés de cristal de roche exploité en Europe dans les Alpes et considéré depuis l'Antiquité comme une matière précieuse et donc chère.
Ils constituent aujourd'hui des témoignages particulièrement rares de ces premiers exemples de lustres à cristaux, appelés à se diversifier et surtout à se généraliser au cours du XVIIIe siècle. Si l'emploi du terme de chandelier était la norme pour désigner les luminaires suspendus de bronze doré dans les inventaires du XVIIe siècle, le développement progressif de ces suspensions à cristaux à la fin du règne de Louis XIV allait désormais imposer celui de lustre pour décrire ces derniers, tout simplement à cause de leur éclat, né de la réfraction des rayons lumineux dans le verre et le cristal.
L'abbé Jaubert, dans son Dictionnaire des arts et métiers réédité en 1773, distinguait trois types de lustres de cristal : les lustres à tige découverte, « dont les tiges ou branches sont à découvert et n'ont point d'ornement par-dessus » ; les lustres à consoles, « dont les tiges sont faites en forme de console », modèle le plus fréquent au XVIIIe siècle ; et les lustres à lacé, correspondant à notre luminaire, appelés ainsi « à cause des entrelacs de petits grains de verre dont ils sont presque tout couverts ». Ces lustres à six ou huit lumières, caractéristiques du début du XVIIIe siècle, dotés d'une armature de cristaux, étaient essentiellement composés de cristal de roche exploité en Europe dans les Alpes et considéré depuis l'Antiquité comme une matière précieuse et donc chère.
Ils constituent aujourd'hui des témoignages particulièrement rares de ces premiers exemples de lustres à cristaux, appelés à se diversifier et surtout à se généraliser au cours du XVIIIe siècle. Si l'emploi du terme de chandelier était la norme pour désigner les luminaires suspendus de bronze doré dans les inventaires du XVIIe siècle, le développement progressif de ces suspensions à cristaux à la fin du règne de Louis XIV allait désormais imposer celui de lustre pour décrire ces derniers, tout simplement à cause de leur éclat, né de la réfraction des rayons lumineux dans le verre et le cristal.
