Anatolie, début de l'âge du Bronze II
Idole abstraite de type Kusura, Vers 3000-2500 av. J.-C.
Marbre blanc
H. 20,5 cm
H. 8 1/8 in
H. 8 1/8 in
Cette idole appartient au groupe des figures dites de type Kusura, du nom du site archéologique de Kusura, en Anatolie occidentale, où plusieurs exemplaires ont été découverts lors des fouilles...
Cette idole appartient au groupe des figures dites de type Kusura, du nom du site archéologique de Kusura, en Anatolie occidentale, où plusieurs exemplaires ont été découverts lors des fouilles dirigées par Winifred Lamb dans les années 1930. Ces sculptures sont généralement datées de l'âge du Bronze ancien, principalement des phases II et III, au IIIe millénaire avant J.-C.
Taillée dans le marbre, la figure est caractérisée par une remarquable simplification des formes humaines. Une tête ronde et dépourvue de traits individualisés surmonte un long cou étroit, tandis que le corps, aplati et largement évasé, adopte une silhouette presque géométrique. L'absence de détails anatomiques ou de caractéristiques personnelles confère à l'objet une dimension fortement abstraite. Par ses dimensions importantes et la qualité plastique de son exécution, cette figure se distingue toutefois au sein de ce groupe, dont elle offre une interprétation particulièrement aboutie.
Les idoles de type Kusura s'inscrivent dans un contexte culturel marqué par d'intenses échanges entre les différentes régions de l'Anatolie occidentale et le monde égéen. Leur morphologie présente notamment des rapprochements avec certaines figurines en marbre produites dans les Cyclades à la même période, sans pour autant permettre d'établir une origine ou une fonction communes.
La fonction exacte de ces figures demeure incertaine. Certaines ont été retrouvées dans des contextes funéraires, ce qui suggère qu'elles pouvaient accompagner les défunts, mais leur rôle rituel ou symbolique précis ne peut être déterminé. Leur interprétation comme représentations d'une divinité ou d'une « déesse-mère » reste notamment hypothétique.
Par son traitement volontairement dépouillé du corps humain, cette idole témoigne ainsi d'une conception de la représentation fondée moins sur l'individualisation que sur la réduction de la figure à ses formes essentielles. Elle constitue un exemple caractéristique de la sculpture anatolienne de l'âge du Bronze ancien et des échanges artistiques qui se développent alors dans l'espace égéen et anatolien.
Taillée dans le marbre, la figure est caractérisée par une remarquable simplification des formes humaines. Une tête ronde et dépourvue de traits individualisés surmonte un long cou étroit, tandis que le corps, aplati et largement évasé, adopte une silhouette presque géométrique. L'absence de détails anatomiques ou de caractéristiques personnelles confère à l'objet une dimension fortement abstraite. Par ses dimensions importantes et la qualité plastique de son exécution, cette figure se distingue toutefois au sein de ce groupe, dont elle offre une interprétation particulièrement aboutie.
Les idoles de type Kusura s'inscrivent dans un contexte culturel marqué par d'intenses échanges entre les différentes régions de l'Anatolie occidentale et le monde égéen. Leur morphologie présente notamment des rapprochements avec certaines figurines en marbre produites dans les Cyclades à la même période, sans pour autant permettre d'établir une origine ou une fonction communes.
La fonction exacte de ces figures demeure incertaine. Certaines ont été retrouvées dans des contextes funéraires, ce qui suggère qu'elles pouvaient accompagner les défunts, mais leur rôle rituel ou symbolique précis ne peut être déterminé. Leur interprétation comme représentations d'une divinité ou d'une « déesse-mère » reste notamment hypothétique.
Par son traitement volontairement dépouillé du corps humain, cette idole témoigne ainsi d'une conception de la représentation fondée moins sur l'individualisation que sur la réduction de la figure à ses formes essentielles. Elle constitue un exemple caractéristique de la sculpture anatolienne de l'âge du Bronze ancien et des échanges artistiques qui se développent alors dans l'espace égéen et anatolien.
Provenance
Ancienne collection particulière française de Monsieur F., acquise dans les années 19901
sur
208
