Adam Weisweiler
Console desserte, Paris, époque Louis XVI (1774-1792)
Acajou, placage d’acajou, bronze doré et ciselé, marbre blanc
H. 91,5 cm ; L. 159 cm ; P. 56,5 cm
H. 36 in ; W. 62 5/8 in ; D. 22 1/4 in
H. 36 in ; W. 62 5/8 in ; D. 22 1/4 in
Console desserte en acajou et placage d’acajou reposant sur quatre pieds fuselés et cannelés, joints entre eux, à mi-hauteur, par une entretoise. L’ensemble est rehaussé d’ornementations en bronze ciselé et...
Console desserte en acajou et placage d’acajou reposant sur quatre pieds fuselés et cannelés, joints entre eux, à mi-hauteur, par une entretoise. L’ensemble est rehaussé d’ornementations en bronze ciselé et doré, tels que des grattoirs, frises perlées et sabots ou encore le médaillon central.
Originaire d’Allemagne comme bon nombre de ses confrères, Adam Weisweiler fut probablement l’un des plus brillants ébénistes de la période Louis XVI. Etabli rue du Faubourg-Saint-Antoine, il se distingua essentiellement dans l’ébénisterie de luxe à laquelle appartient sans conteste notre table. Il livra plusieurs meubles pour la famille royale, et en particulier pour Marie-Antoinette au Petit-Trianon ou encore au palais de Saint-Cloud à partir de 1785.
Son activité se déroula presque entièrement en relation avec le milieu des grands marchands merciers parisiens : avec Julliot († en 1794), et surtout avec Daguerre (vers 1740-1796), successeur de Simon-Philippe Poirier († en 1785), qui importait à Paris ces précieuses plaques de Wedgwood utilisées pour le décor mobilier. C’est d’ailleurs par l’intermédiaire de ce dernier, que notre ébéniste put livrer, en Angleterre, une partie du mobilier de Carlton House, célèbre propriété du prince de Galles, futur George IV. Fournisseur de la cour de France, de la reine de Naples, de Maria Feodorovna, belle-fille de Catherine II, ainsi que de la haute aristocratie française ou anglaise, il ne vit pas sa carrière d’exception cesser à la Révolution. Il était encore en pleine activité sous l’Empire, et le fut vraisemblablement jusqu’en 1809. Weisweiler s’éteignit sous la Restauration, en 1820.
Des œuvres de notre ébéniste sont aujourd’hui conservés à Paris (musée du Louvre; musée Nissim de Camondo; musée Cognacq-Jay); au château de Versailles; au château de Compiègne; à Londres (Victoria & Albert Museum; Wallace Collection; Waddesdon Manor); à Amsterdam (Rijksmuseum); à Saint-Petersburg (musée de l’Ermitage); à Baltimore (Walters Art Gallery); à Boston (Museum of Fine Arts); à Cleveland (Museum of Art); à Detroit (Institute of Arts); à Kansas City (Kansas City Museum); à Malibu (The Jean-Paul Getty Museum); à New York (The Metropolitan Museum of Art); à San Marino (The Huntington Collection); et à Toledo (Toledo Museum of Art).
Originaire d’Allemagne comme bon nombre de ses confrères, Adam Weisweiler fut probablement l’un des plus brillants ébénistes de la période Louis XVI. Etabli rue du Faubourg-Saint-Antoine, il se distingua essentiellement dans l’ébénisterie de luxe à laquelle appartient sans conteste notre table. Il livra plusieurs meubles pour la famille royale, et en particulier pour Marie-Antoinette au Petit-Trianon ou encore au palais de Saint-Cloud à partir de 1785.
Son activité se déroula presque entièrement en relation avec le milieu des grands marchands merciers parisiens : avec Julliot († en 1794), et surtout avec Daguerre (vers 1740-1796), successeur de Simon-Philippe Poirier († en 1785), qui importait à Paris ces précieuses plaques de Wedgwood utilisées pour le décor mobilier. C’est d’ailleurs par l’intermédiaire de ce dernier, que notre ébéniste put livrer, en Angleterre, une partie du mobilier de Carlton House, célèbre propriété du prince de Galles, futur George IV. Fournisseur de la cour de France, de la reine de Naples, de Maria Feodorovna, belle-fille de Catherine II, ainsi que de la haute aristocratie française ou anglaise, il ne vit pas sa carrière d’exception cesser à la Révolution. Il était encore en pleine activité sous l’Empire, et le fut vraisemblablement jusqu’en 1809. Weisweiler s’éteignit sous la Restauration, en 1820.
Des œuvres de notre ébéniste sont aujourd’hui conservés à Paris (musée du Louvre; musée Nissim de Camondo; musée Cognacq-Jay); au château de Versailles; au château de Compiègne; à Londres (Victoria & Albert Museum; Wallace Collection; Waddesdon Manor); à Amsterdam (Rijksmuseum); à Saint-Petersburg (musée de l’Ermitage); à Baltimore (Walters Art Gallery); à Boston (Museum of Fine Arts); à Cleveland (Museum of Art); à Detroit (Institute of Arts); à Kansas City (Kansas City Museum); à Malibu (The Jean-Paul Getty Museum); à New York (The Metropolitan Museum of Art); à San Marino (The Huntington Collection); et à Toledo (Toledo Museum of Art).
