Baldassarre Franceschini, dit Il Volterrano
Portrait présumé du Marquis Altoviti en Adonis, vers 1650
huile sur toile
88 x 68 cm.
34 5/8 x 26 3/4 in.
34 5/8 x 26 3/4 in.
Artiste reconnu pour ses fresques, Baldassarre Franceschini dit Il Volterrano est sans aucun doute le peintre florentin le plus important du XVIIe siècle. Il s’est également illustré à de rares occasions comme brillant portraitiste. Notre tableau, redécouverte inédite, en est un merveilleux exemple.
Parmi les quelques portraits de la main d’Il Volterrano citons celui de Giancarlo De’ Medici conservé à la Galerie Palatine ; mais surtout celui du Marquis Luigi Alberto Altoviti représenté en Hylas (fig.1), dont notre tableau, extrêmement proche, peut être considéré comme une autre version. En effet Franceschini reprend les mêmes caractéristiques, l’homme est représenté à mi-corps, le visage tourné vers le spectateur, les épaules dévoilées, le vêtement bleu souple et aérien, et les cheveux blonds dorés par une délicate lumière.
Le jeune homme dépeint dans notre tableau, est vraisemblablement le même que celui de la version de New York. Notons qu’il existe également dans le commerce de l’art à Londres une troisième version avec quelques variantes où le marquis est représenté en Ganymède (fig.2). La présence du chien, suggère pour notre version que le modèle choisit d’être dépeint sous les traits d’Adonis.
Figure 1 Il Volterrano, Portrait du Marquis Altoviti, pour $751 500, Christie’s New York, 2017.
« Le style de l'œuvre est caractéristique de Baldassare Franceschini qui célèbre une beauté idéalisée à l'antique d’une remarquable sensualité - à l'instar de Francesco Furini - particulièrement appréciée et demandée par les mécènes florentins cultivés, qui fréquentaient, comme Volterrano, les différents cercles intellectuels gravitant autour de la cour de Florence. La peinture épaisse et rapidement appliquée suggère que la toile a été réalisé à la fin des années 1650, lorsque Volterrano travaillait encore à la coupole de la chapelle Niccolini de l'église Santa Croce de Florence, célébrée par les sources anciennes et la littérature moderne comme le chef-d'œuvre du peintre. Il s'agit d'une phase cruciale dans la carrière de Volterrano : il s'appuie sur l'expérience acquise lors de ses voyages en Émilie (1651) et à Rome (1653) pour créer un langage original dans lequel de nombreuses influences stylistiques différentes (Correggio, Reni, Cortona, Bernini) sont synthétisées et retravaillées. »
L’attribution à Baldassare Franceschini, il Volterrano, a été confirmé par Madame Francesca Baldassari en septembre 2020.
Figure 2 Il Volterrano, Marquis Altoviti en Ganymède ou Hylas, collection privée.
An artist renowned for his frescoes, Baldassarre Franceschini, known as Il Volterrano, was without doubt the most important Florentine painter of the 17th century. He also distinguished himself on rare occasions as a brilliant portraitist. Our painting, a previously unpublished rediscovery, is a wonderful example of this.
Among the few portraits by Il Volterrano, let us mention the one of Giancarlo De' Medici kept in the Palatine Gallery; but above all the one of the Marquis Luigi Alberto Altoviti represented as Hylas (fig.1), of which our painting, which is extremely close, can be considered as another version. In fact, Franceschini uses the same characteristics, the man is represented at mid-body, his face turned towards the viewer, his shoulders revealed, his blue garment soft and airy, and his blond hair gilded by a delicate light.
The young man depicted in our painting is probably the same as in the New York version. It should be noted that there is also a third version in the London art market (fig.2) with some variations in which the Marquis is depicted as Ganymede. The presence of the dog suggests that in our version the model chose to be depicted as Adonis.
Figure 1 Il Volterrano, Portrait of Marquis Altoviti, sold for $751,500, at Christie's New York, 2017.
"The style of the work is characteristic of Baldassare Franceschini, who celebrates an idealised antique beauty of remarkable sensuality - like Francesco Furini - particularly appreciated and demanded by the cultivated Florentine patrons, who frequented, like Volterrano, the various intellectual circles around the Florence court. The thick, rapidly applied paint suggests that the painting was done in the late 1650s, when Volterrano was still working on the dome of the Niccolini Chapel in the Church of Santa Croce in Florence, celebrated by ancient sources and modern literature as the painter's masterpiece. This was a crucial phase in Volterrano's career: he drew on the experience he had gained during his travels in Emilia (1651) and Rome (1653) to create an original language in which many different stylistic influences (Correggio, Reni, Cortona, Bernini) were synthesised and reworked. "
The attribution to Baldassare Franceschini, il Volterrano, was confirmed by Mrs Francesca Baldassari in September 2020.
Figure 3 Il Volterrano, Portrait of Marquis Altoviti as Ganymede or Hylas, London Private collection.
