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Piat-Joseph Sauvage, Bacchus enfant et deux putti, circa 1780

Piat-Joseph Sauvage

Bacchus enfant et deux putti, circa 1780
huile sur panneau de chêne
17.5 x 25.5 cm.
6 7/8 x 10 in.
Demande d'information
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Peint en grisaille à l’imitation du bronze sur un panneau de chêne ce tableau évoque l’art du bas-relief. Sauvage établit ainsi un rapport étroit avec la sculpture contemporaine néo-classique, tant dans l’iconographie antiquisante des personnages représentés que dans la rigueur de la composition, inspirée des frises gréco-romaines. Sauvage s’était fait une spécialité de ces tour-de-forces illusionnistes mettant en scène des putti jouant, peints à l’imitation de la sculpture (cf. fig. 1.). Il répondait ainsi au goût de ses contemporains pour les sujets légers, dont le maître en sculpture était Claude Michel dit Clodion (1738-1814). Parmi ses chefs-d'œuvre du genre, dont le présent ouvrage est un exemple remarquable, les trompe-l'œil de décorations murales de l'un des pavillons de la Laiterie de Marie-Antoinette au Château de Rambouillet. On peut également noter le dessus de la salle à manger de l’Empereur à Compiègne (fig.2). Habile imitation d'un relief en bronze avec sa patine verte panachée et reflets dorés, notre tableau est une composition originale et non une imitation d'une sculpture connue, comme cela est parfois le cas dans l'œuvre de Sauvage. Fig. 1. Piat-Joseph Sauvage, Allégories à Napoléon et Joséphine, huile sur marbre, vers 1805, Château de Malmaison et Bois-Préau. Fig. 2 : Piat Sauvage, Dessus, salle à manger de l’empereur, trompe l’œil. Compiègne, Musée du Château. Piat-Joseph Sauvage (1744 – 1818) Né en 1744 à Tournai, dans les Flandres, Piat-Joseph Sauvage suit des cours de dessin à l’Académie d’Anvers, auprès du peintre de grisailles Martin-Joseph Geeraerts (1709-1791). En 1774, à Paris, il participe à l’exposition de l’Académie de Saint-Luc, où il est reçu en 1781. Deux ans plus tard, en 1783, il est reçu à l’Académie Royale de Peinture et Sculpture. Premier peintre de Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé, depuis 1780, il travaille pour les Bâtiments du Roi de 1781 à 1787. Sauvage peint notamment des portraits en médaillon de la reine Marie-Antoinette et de Louis XVI (Chantilly, musée Condé). Il travaille également aux châteaux de Saint Cloud, de Bellevue (1785), de Fontainebleau (1785-1786) et de Compiègne (1785-1789). Sous la Révolution, Sauvage continue d’exercer son art sans être inquiété malgré ses précédentes fonctions officielles. Ardent révolutionnaire, il dirige même un bataillon de la Garde nationale. Sous l’Empire, il travaille à la Manufacture de Sèvres comme peintre de figures sur porcelaine (1804-1807). En 1808, il regagne Tournai pour prendre la direction de l’Académie de dessin. Sauvage meurt dans sa ville natale dix ans plus tard, en 1818.
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Painted in grisaille in imitation of bronze on an oak panel, this painting evokes the art of bas-relief. Sauvage thus establishes a close relationship with contemporary neo-classical sculpture, both in the antiquisite iconography of the figures represented and in the rigour of the composition, inspired by Greco-Roman friezes. Sauvage had made a speciality of these illusionist tour-de-forces featuring playful putti, painted in imitation of the sculpture (cf. fig. 1.). In this way he responded to the taste of his contemporaries for light subjects, whose master in sculpture was Claude Michel, known as Clodion (1738-1814). Among his masterpieces of the genre, of which the present work is an outstanding example, are the trompe-l'oeil wall decorations in one of the pavilions of Marie-Antoinette's Dairy at the Château de Rambouillet. The top of the Emperor's dining room in Compiègne (fig.2) is another example. A skilful imitation of a bronze relief with its variegated green patina and golden highlights, our painting is an original composition and not an imitation of a known sculpture, as is sometimes the case in Sauvage's work. Fig. 1: Piat-Joseph Sauvage, Allegories to Napoleon and Josephine, oil on marble, ca. 1805, Château de Malmaison and Bois-Préau. Fig. 2: Piat Sauvage, Top, Emperor's dining room, trompe l'oeil. Compiègne, Musée du Château. Piat-Joseph Sauvage (1744 – 1818) Born in 1744 in Tournai, Flanders, Piat-Joseph Sauvage studied drawing at the Antwerp Academy with the grisaille painter Martin-Joseph Geeraerts (1709-1791). In 1774, in Paris, he participated in the exhibition of the Académie de Saint-Luc, where he was accepted in 1781. Two years later, in 1783, he was admitted to the Royal Academy of Painting and Sculpture. First painter of Louis-Joseph de Bourbon, Prince de Condé, since 1780, he worked for the Bâtiments du Roi from 1781 to 1787. Sauvage painted medallion portraits of Queen Marie-Antoinette and Louis XVI (Chantilly, Musée Condé). He also worked at the castles of Saint Cloud, Bellevue (1785), Fontainebleau (1785-1786) and Compiègne (1785-1789). During the Revolution, Sauvage continued to practice his art without being disturbed despite his previous official functions. An ardent revolutionary, he even led a battalion of the National Guard. During the Empire, he worked at the Manufacture de Sèvres as a figure painter on porcelain (1804-1807). In 1808, he returned to Tournai to become director of the Academy of Drawing. Sauvage died in his home town ten years later, in 1818.
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Provenance

Collection du Dr. Julius Held ; Berry Hills Galleries, New York; Vente anonyme ; New York, Sotheby's, 6 octobre 1995, n° 97 ; Acquis lors de cette vente par l'actuel propriétaire ; Collection particulière, Essone
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