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Charles Meynier, Les soldats de Pyrrhus envoyés pour enlever le jeune Astyanax se laissant endormir par les pleurs d'Andromaque, circa 1820

Charles Meynier

Les soldats de Pyrrhus envoyés pour enlever le jeune Astyanax se laissant endormir par les pleurs d'Andromaque, circa 1820
Graphite, crayon et encre, lavis brun (la figure à gauche est dessinée sur un morceau de papier ajouté, de forme irrégulière)
41.4 x 51.8 cm.
16 1/4 x 20 3/8 in.
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Né à Paris en 1763, Charles Meynier se forma dans l’atelier de François André-Vincent (1746-1816). En 1789, il partagea avec Girodet le Grand Prix de l’Académie, avec Joseph reconnu par ses frères (Paris, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts). Il séjourna à Rome de 1790 à 1793 et passa ensuite une année à Florence avant de rentrer à Paris. À partir de 1795, il exposa régulièrement au Salon, essentiellement de la peinture d’histoire. Sous le Directoire et le Consulat, il travailla surtout pour une clientèle privée, mais dès les débuts de l’Empire, il répondit à de nombreuses commandes officielles, illustrant les grands évènements des campagnes militaires, tels les Soldats du 76ème régiment de ligne retrouvant leurs drapeaux dans l’arsenal d’Innsbruck ou l’Entrée de Napoléon à Berlin, (Salons de 1808 et 1810, Versailles, Musée national du château) ; il fournit également les dessins pour les sculptures de l’arc de triomphe du Carrousel (Paris, musée du Louvre). Élu membre de l’Institut pendant les Cent-Jours, sa carrière fut sensiblement ralentie après la Restauration. Il fut cependant nommé professeur à l’École des Beaux-Arts en 1819, chevalier de la Légion d’honneur en 1822, puis officier en 1830. Peintre de décor, il exécuta cinq plafonds pour le Louvre et les Tuileries entre 1801 et 1827, et le plafond de l’ancienne salle de la corbeille, au palais Brongniart, en 1826, sa dernière grande commande, en collaboration avec Abel de Pujol. Peintre reconnu et dessinateur fécond, Meynier, victime de l’épidémie de choléra, mourut à Paris le 6 septembre 1832. Longtemps considéré à tort comme les Adieux d'Hector à Andromaque, notre dessin, réalisé autour de 1820, figure dans la vente de l'atelier de l'artiste en 1832. Cette scène au sujet complexe se situe après la prise de Troie, moment où les troupes de Neoptolème, chef grec victorieux, viennent capturer Astyanax, fils d'Andromaque, pour le jeter du haut des remparts de la ville. Son père Hector, traîné derrière le char d’Achille, subira à son tour la foudre des grecs. Notre composition, illustrant Andromaque pleurant son fils enlevé de ses bras, ne semble faire partie d'aucun texte. Meynier a-t-il inventé ce passage pour donner un sens romantique au drame ? C'est dans une atmosphère baignée de lumière, marquée par le contraste de l'encre et du trait épais de l'artiste, que nous retrouvons ces visages caractéristiques et la stature puissante des personnages inspirés de son apprentissage chez François-André Vincent.
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Born in Paris in 1763, Charles Meynier trained in the studio of François-André Vincent (1746-1816). In 1789, he shared the Grand Prix of the Academy with Girodet for his Joseph recognized by his Brothers (École nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris). He was in Rome from 1790 to 1793 and then spent a year in Florence before returning to Paris. From 1795, he showed regularly at the Salon, mainly with history paintings. Under the Directoire and the Consulat, he worked principally for private patrons, but from the beginning of the Empire, he received numerous official commissions for depictions of the main events of the military campaigns, such as the Soldiers of the 7th regiment reclaiming their flags in the arsenal of Innsbruck or Napoleon’s entry to Berlin, (Salons of 1808 and 1810, both Musée national du château, Versailles); he also provided designs for the sculptures of the Arc de Triomphe of the Carrousel (Musée du Louvre). Elected member of the Institut de France during the ‘Cent- Jours’, his career slowed noticeably after the restoration of the Monarchy, however he was made professor at the Ecole des Beaux-Arts in 1819, knight of the Légion d’honneur in 1822 and officier in 1830. As a painter of decorative schemes, he executed the ceilings for the Louvre and the Tuileries between 1801 and 1827, and the ceiling of the former salle de la corbeille in the Palais de la Bourse, in 1826, his last major commission executed in collaboration with Abel de Pujol. A celebrated painter and prolific draughtsman, Meynier was a victim of the cholera epidemic and died in Paris on September 6th, 1832. For a long time considered wrongly as Hector's Farewell to Andromache, our drawing, made around 1820, appears in the sale of the artist's studio in 1832. This scene is located after the capture of Troy, moment when Neoptolem's troops, victorious Greek leader, come to capture Astyanax, son of Andromache, to throw it from the top of the ramparts of the city. His father Hector, dragged behind the chariot of Achilles, will in turn undergo the lightning of the Greeks. Our composition, illustrating Andromache crying his son removed from his arms, does not seem to be part of any text. Did Meynier invent this passage to give a romantic meaning to the drama? The atmosphere is marked by the contrast of the strong and energic lines and very light brown wash. We find these characteristic faces and the powerful stature of the characters inspired by his apprenticeship at François-André Vincent studio.
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Provenance

Vente après décès de l'artiste, du 24-29 novembre 1832, n°25 ; Galerie Ratton et Ladrière, Paris ; Sotheby’s, Londres, le 10 juillet 1995, lot 148 ; collection Paul Walter, USA.

Literature

Isabelle Mayer-Michalon, Charles Meynier, 1763-1832, Paris, Ed. Arthena, 2008, D.104, p. 213.
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