Claudio Parmiggiani
Vaso, 1985
Fusain et lavis de vin sur papier
41.5 x 29.5 cm
16 3/8 x 11 5/8 in
16 3/8 x 11 5/8 in
Figure majeure de l'art italien de l'après-guerre, Claudio Parmiggiani développe depuis les années 1960 une œuvre singulière, à la croisée de l'Arte Povera, de l'art conceptuel et de la tradition...
Figure majeure de l'art italien de l'après-guerre, Claudio Parmiggiani développe depuis les années 1960 une œuvre singulière, à la croisée de l'Arte Povera, de l'art conceptuel et de la tradition métaphysique italienne.
Profondément nourri par l'histoire de l'art, la littérature et la philosophie, son travail explore les notions de mémoire, d'absence et de permanence. Ses sculptures, installations et dessins entretiennent un dialogue constant avec l'Antiquité, la Renaissance et l'héritage culturel méditerranéen.
Chez Parmiggiani, l'Antiquité ne constitue pas simplement un répertoire de formes classiques. Elle représente une mémoire collective, un monde dont les vestiges continuent d'habiter le présent. Fragments de sculptures, moulages, bustes et objets anciens deviennent les témoins silencieux de civilisations disparues. Cette fascination pour la survivance des images rapproche son œuvre de la peinture métaphysique de Giorgio de Chirico, mais aussi d'une certaine tradition humaniste italienne.
Présent à plusieurs reprises à la Biennale de Venise, notamment en 1982, 1984 et 1986, Parmiggiani a fait l'objet d'importantes expositions institutionnelles, dont une rétrospective au MAMCO de Genève en 1995 et une exposition au musée du Louvre en 2007.
Réalisé en 1985, Vaso s'inscrit dans une période où Claudio Parmiggiani approfondit ses recherches autour de la sculpture, du fragment antique et de la mémoire des objets.
Le dessin représente une tête d'inspiration classique, dont les traits délicatement esquissés au fusain émergent d'un lavis de vin aux tonalités ocre et dorées. La figure évoque un fragment de statuaire gréco-romaine, à mi-chemin entre le visage humain et l'effigie d'une divinité antique.
Le choix du vin comme médium revêt une résonance particulière. Associé depuis l'Antiquité aux rites, aux libations et au culte de Dionysos, il introduit une dimension symbolique tout en conférant au papier une coloration proche de la patine des sculptures anciennes.
La même année, Parmiggiani réalise également une œuvre tridimensionnelle intitulée Vaso, associant notamment un moulage en plâtre et différents objets. Sans pouvoir établir un lien préparatoire direct entre les deux œuvres, ce rapprochement témoigne de l'intérêt de l'artiste pour les formes héritées de l'Antiquité et leur réinterprétation contemporaine.
Par son économie de moyens et sa référence à la statuaire classique, Vaso illustre une dimension essentielle de la démarche de Parmiggiani : faire de l'Antiquité non pas un modèle à reproduire, mais une mémoire vivante, continuellement réinventée.
Collections publiques
Centre Pompidou, Paris ; Stedelijk Museum, Amsterdam ; MAMCO, Genève ; Fondation Cartier pour l'art contemporain, Paris ; Collection Pinault, Paris / Venise ; Musée des beaux-arts de Montréal ; Museo del Novecento, Milan ; MART, Rovereto ; National Gallery of Iceland, Reykjavik.
Principales expositions institutionnelles
1982, 1984, 1986 — Biennale de Venise
1987 — Villa Arson, Nice, A lume spento 1961–1987
1995 — MAMCO, Genève
2002 — Musée Fabre, Montpellier
2005 — Grand Palais, Paris
2007 — Musée du Louvre, Paris, Ex-voto
2015 — Villa Médicis, Rome
Profondément nourri par l'histoire de l'art, la littérature et la philosophie, son travail explore les notions de mémoire, d'absence et de permanence. Ses sculptures, installations et dessins entretiennent un dialogue constant avec l'Antiquité, la Renaissance et l'héritage culturel méditerranéen.
Chez Parmiggiani, l'Antiquité ne constitue pas simplement un répertoire de formes classiques. Elle représente une mémoire collective, un monde dont les vestiges continuent d'habiter le présent. Fragments de sculptures, moulages, bustes et objets anciens deviennent les témoins silencieux de civilisations disparues. Cette fascination pour la survivance des images rapproche son œuvre de la peinture métaphysique de Giorgio de Chirico, mais aussi d'une certaine tradition humaniste italienne.
Présent à plusieurs reprises à la Biennale de Venise, notamment en 1982, 1984 et 1986, Parmiggiani a fait l'objet d'importantes expositions institutionnelles, dont une rétrospective au MAMCO de Genève en 1995 et une exposition au musée du Louvre en 2007.
Réalisé en 1985, Vaso s'inscrit dans une période où Claudio Parmiggiani approfondit ses recherches autour de la sculpture, du fragment antique et de la mémoire des objets.
Le dessin représente une tête d'inspiration classique, dont les traits délicatement esquissés au fusain émergent d'un lavis de vin aux tonalités ocre et dorées. La figure évoque un fragment de statuaire gréco-romaine, à mi-chemin entre le visage humain et l'effigie d'une divinité antique.
Le choix du vin comme médium revêt une résonance particulière. Associé depuis l'Antiquité aux rites, aux libations et au culte de Dionysos, il introduit une dimension symbolique tout en conférant au papier une coloration proche de la patine des sculptures anciennes.
La même année, Parmiggiani réalise également une œuvre tridimensionnelle intitulée Vaso, associant notamment un moulage en plâtre et différents objets. Sans pouvoir établir un lien préparatoire direct entre les deux œuvres, ce rapprochement témoigne de l'intérêt de l'artiste pour les formes héritées de l'Antiquité et leur réinterprétation contemporaine.
Par son économie de moyens et sa référence à la statuaire classique, Vaso illustre une dimension essentielle de la démarche de Parmiggiani : faire de l'Antiquité non pas un modèle à reproduire, mais une mémoire vivante, continuellement réinventée.
Collections publiques
Centre Pompidou, Paris ; Stedelijk Museum, Amsterdam ; MAMCO, Genève ; Fondation Cartier pour l'art contemporain, Paris ; Collection Pinault, Paris / Venise ; Musée des beaux-arts de Montréal ; Museo del Novecento, Milan ; MART, Rovereto ; National Gallery of Iceland, Reykjavik.
Principales expositions institutionnelles
1982, 1984, 1986 — Biennale de Venise
1987 — Villa Arson, Nice, A lume spento 1961–1987
1995 — MAMCO, Genève
2002 — Musée Fabre, Montpellier
2005 — Grand Palais, Paris
2007 — Musée du Louvre, Paris, Ex-voto
2015 — Villa Médicis, Rome
