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Louis-Léopold Boilly, Portrait présumé de Madame Boilly et de ses trois fils Julien, Edouard, et Alphonse, vers 1800-1804

Louis-Léopold Boilly

Portrait présumé de Madame Boilly et de ses trois fils Julien, Edouard, et Alphonse, vers 1800-1804
huile sur papier marouflé sur panneau
6 7/8 x 6 7/8 in
17.5 x 17.5 cm
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Louis-Léopold Boilly, né à La Bassée, dans le nord de la France, le 5 juillet 1761 meurt à Paris le 6 janvier 1845. Fils d’un modeste sculpteur sur bois, notre artiste est largement autodidacte. Ce trait peut surprendre de la part d'un peintre dont les tableaux montrent souvent une construction sophistiquée et une exécution raffinée. Il commence tôt à peindre et reçoit ses premières commandes à l'âge de onze ans. Il s'émancipe à treize ans et demi de la tutelle paternelle pour bénéficier de la protection d'un de ses parents à Douai. En 1779, remarqué par l'évêque de la ville, il part pour Arras où il acquiert une réputation de portraitiste qui lui aurait value jusqu'à trois cents commandes. Il semble que ce soit à Arras qu'il ait appris à peindre trompe-l'œil et grisailles sous la direction du peintre Dominique Doncre (1743-1820). En 1785, il va s'établir à Paris qu'il ne quittera plus jusqu'à sa mort. Il participe pour la première fois au Salon en 1793 et y expose régulièrement jusqu’en 1824. Pendant la Terreur, dénoncé au comité de Salut Public pour avoir peint des sujets allant à l’encontre de la morale, Boilly échappe de peu à la guillotine, en montrant son Triomphe de Marat, aujourd’hui conservé au musée des Beaux-arts de Lille (inv 1290 bis). Toute sa carrière aura été consacrée à deux types de représentations : scènes de genre et portraits, dans lesquels il a souvent recours au trompe-l'œil, à la grisaille et à la caricature. Auteur de scènes plus ou moins licencieuses avant la Révolution, il évolue vers des scènes de la vie quotidienne, peignant ses contemporains mieux qu'aucun autre, pour une clientèle essentiellement bourgeoise. Boilly est à bien des égards un héritier des hollandais, d'un Gérard Dou ou d'un Van Mieris par la qualité et le fini de son exécution mais aussi un digne contemporain de David et du néo-classicisme avec la recherche de la pureté de la ligne. Figure 1 Portrait présumé d'Edouard Boilly, vers 1808, huile sur toile, collection particulière. Ce charmant portrait de groupe pourrait représenter la seconde épouse de Boilly, Adélaïde-Françoise-Julie Leduc, serrant Julien, Edouard (fig.1) et Alphonse dans ses bras. Dans une mise en page sobre et intimiste chère à l’artiste, Boilly concentre l’expression de la tendresse d'une mère et celle de l’amour filial et fraternel. Les regards directs de la mère et du jeune garçon au premier plan, qui peut être rapproché d’un dessin de Jeune garçon accoudé (fig.2, Portrait présumé d’Edouard Boilly ?) anciennement dans la collection René Fribourg, traduisent l’affection des modèles pour l’artiste. Figure 2 Portrait d'un jeune garçon accoudé, crayons, rehauts de blanc sur papier brun, ancienne collection Galerie Coatalem, Paris.
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Louis-Léopold Boilly was born in La Bassée, northern France, on 5th July 1761 and died in Paris on 6th January 1845. The son of a modest woodcarver, our artist was largely self-taught. This may be surprising for a painter whose paintings often show a sophisticated construction and refined execution. He started painting at an early age and received his first commissions at the age of eleven. At the age of thirteen and a half he emancipated himself from his father's guardianship to benefit from the protection of one of his parents in Douai. In 1779, noticed by the bishop of the town, he left for Arras where he acquired a reputation as a portraitist which would have earned him up to three hundred commissions. It seems that it was in Arras that he learned to paint trompe-l'oeil and grisaille under the direction of the painter Dominique Doncre (1743-1820). In 1785, he moved to Paris, where he remained until his death. He participated for the first time in the Salon in 1793 and exhibited there regularly until 1824. During the Terror, Boilly was denounced to the Committee of Public Safety for having painted subjects that went against morality, and he narrowly escaped the guillotine by showing his Triumph of Marat, which is now kept in the Lille Museum of Fine Arts (inv 1290 bis). His entire career was devoted to two types of representations: genre scenes and portraits, in which he often used trompe-l'œil, grisaille and caricature. Author of more or less licentious scenes before the Revolution, he evolved towards scenes of daily life, painting his contemporaries better than any other, for an essentially bourgeois clientele. Boilly is in many respects an heir of the Dutch, of a Gérard Dou or a Van Mieris by the quality and the finish of his execution but also a worthy contemporary of David and of neo-classicism with the search for the purity of the line. Figure 1 Presumed portrait of Edouard Boilly, oil on canvas, circa 1808, private collection. This charming group portrait could represent Boilly's second wife, Adélaïde-Françoise-Julie Leduc, holding Julien, Edouard (fig.1) and Alphonse in her arms. In a sober and intimate layout dear to the artist, Boilly concentrates the expression of a mother's tenderness and that of filial and brotherly love. The direct gazes of the mother and the young boy in the foreground, which can be compared with a drawing of Jeune garçon accoudé (fig.2, Presumed Portrait of Edouard Boilly ?) formerly in the René Fribourg collection, express the affection of the models for the artist. Figure 2 Portrait of a young boy leaning, pencil, white highlights on brown paper, former collection of Galerie Coatalem, Paris.
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Provenance

Collection particulière, dans l’Ouest de la France depuis la première moitié du XXe siècle

Literature

E. Bréton et P. Zuber, Louis-Léopold Boilly (1761-1845), Le peintre de la société parisienne de Louis XVI à Louis-Philippe, Paris, 2019, p. 593, n°480 P bis, reproduit.
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