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Jean-François Hue, Paysage imaginaire de cascades, circa 1780

Jean-François Hue

Paysage imaginaire de cascades, circa 1780
huile sur toile
225 x 157 cm.
88 5/8 x 61 3/4 in.
Demande d'information
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Élève de Gabriel-François Doyen, chez qui il apprend à peindre la figure, puis de Joseph Vernet pour le paysage, Jean-François Hue est agréé à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1780 et expose dès l’année suivante des paysages où il joue, comme Vernet, des effets de perspective et du pittoresque des soleils couchants : mais c’est avec un paysage simple, Entrée de la forêt de Fontainebleau (Fontainebleau, musée du Château), qu’il est reçu académicien en 1782. À Rome, où il séjourne dix-huit mois de 1785 à 1786, son art du paysage pittoresque s’enrichira encore de nouveaux effets, au contact des ruines, des monuments, des cascades et des ciels de l’Italie. De retour en France, l’élève de Vernet rencontre le succès en donnant à partir de 1789 de nombreuses marines, où l’on peut voir des naufrages, des tempêtes et des clairs de lune en mer. Sa supériorité dans ce genre lui vaut l’autorisation de l’Assemblée Constituante pour terminer la suite des Ports de France laissée inachevée à la mort de Vernet. Jusqu’en 1800, il va ainsi réaliser six grands tableaux représentant Brest, Saint-Malo, Granville et Lorient (Paris, musée de la Marine). Sous l’Empire, Hue obtient encore quelques commandes officielles dont Napoléon visitant le camp de Boulogne, 1803, Le Passage du Danube par l’armée française ou L’Entrée du port de Gênes pour la galerie de Diane au palais des Tuileries (Versailles, musée national des châteaux de Versailles et Trianon), tout en continuant d’exposer très régulièrement au Salon jusqu’en 1822. Après son séjour en Italie, Hue présente au Salon de 1787 six paysages dont cinq vues italiennes, comme la Vue des cascatelles de Tivoli et du temple de la Sybille conservée au musée de Tours (Fig :1). Elles rencontrent un accueil favorable de la part de la critique qui souligne tout le profit que le paysagiste a pu tirer de son séjour : « tout le monde doit s’apercevoir combien il a acquis dans son voyage d’Italie, qui n’a cependant pas été de longue durée […]. [Que] cet artiste oublie donc à jamais les sites […] de Fontainebleau pour nous offrir ces aspects ravissants de la belle Italie ». (Merlin au Salon en 1787, Rome, 1787.) Fig.1 : Jean Francois Hue, Vue des cascatelles de Tivoli et du temple de la Sybille, musée de Tours Notre tableau de très grand format, représente une vue imaginaire, inspirée par les cascades de Tivoli. Hue a souvent recours dans ses tableaux à l’anecdote, par la présence de personnages, ou au moyen de détails originaux liés à la nature environnante. Son expérience dans l’atelier de Vernet, sa réputation de peintre de marines le rendent particulièrement à l’aise avec la représentation de la nature transformée par le vent. Cet aspect est visible dans notre tableau a de nombreuses reprises, ce qui permet de donner un mouvement et une atmosphère réaliste à cette composition. De même, bien que sa manière soit marqué par Vernet dans ses jeunes années, son style, d’une grande maturité, montre une évolution plus emprunte de la main de Jean Joseph Xavier Bidauld, avec une attention particulière aux variations et différentes tonalités de vert qui compose la nature ainsi qu’une précision dans les architectures plus accentuée et une certaine naïveté dans les rendus des mouvements d’eau. Ces caractéristiques sont remarquables dans un tableau signé de Hue réapparu il y a quelques années sur le commerce d’art.(Fig.2) Très clairement inspirée par les cascades de Tivoli, cette composition de très grand format, semble avoir été exécutée bien après son retour d’Italie en 1786. Par tradition attribuée à Jean François Hue, cette représentation est un merveilleux exemple inspiré par l’Italie et qui fit à juste titre la renommée de l’artiste. Fig :2. Jean Francois Hue, Le penseur pres du torrent, collection particulière.
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Student of Gabriel-François Doyen, with whom he learned to paint the figure, and then of Joseph Vernet for the landscape, Jean-François Hue was acknowledged to the Royal Academy of Painting and Sculpture in 1780 and exhibited the next year landscapes where he played like Vernet with the effects of perspective and sunsets: but it is with a simple landscape Entrance of the forest of Fontainebleau » that he was received at the Academy in 1782. In Rome, where he stayed for eighteen months from 1785 to 1786, his art of the picturesque landscape was enriched by new effects by studying the ruins, monuments waterfalls and skies of Italy. Back in France, Hue met the success by realizing from 1789 numerous marines, where we can see shipwrecks, storms and moonlights. His superiority in this kind gave him the authorization by the Constituent Assembly to complete the sequel of the Ports of France left unfinished when Vernet died. Until 1800, he realized six large paintings representing Brest, Saint-Malo, Granville and Lorient (Paris, Musée de la Marine). During the Empire, Hue still obtained some official commissions, invluding Napoleon visiting the camp of Boulogne (1803), The passage of the Danube by the French army or The entrance of the port of Genoa for the Diana gallery at the Tuileries palace (Museum of Versailles), while continuing to exhibit very regularly at the Salon until 1822. After his stay in Italy, Hue presented at the Salon of 1787 six landscapes, such as The view of Tivoli waterfalls and the Sybille temple kept in the Museum of Tours (fig.1). They received a favorable reception from the critics who emphasized all the profits that the landscape painter could derive from his stay « everyone must realize how much he acquired in his journey from Italy, not been of long duration [...]. [That] this artist forever forgets the sites [...] of Fontainebleau to offer us these delightful aspects of beautiful Italy ". (Merlin at the Salon in 1787, Rome). Fig.1: Jean-Francois Hue, The view of Tivoli waterfalls and the Sybille temple, Museums of Tours Our large painting represents an imaginary view, inspired by the Tivoli waterfalls. Hue often uses anecdote in his paintings, by the presence of characters or by original details related to the surrounding nature. His experience in Vernet’s workshop, his reputation as a marine painter, make him particularly at ease with the representation of nature transformed by the wind. This aspect is visible in our painting on many occasions, which allows to give a realistic movement and atmosphere to this composition. Similarly, although his manner is marked by Vernet in his young years, his style, of great maturity, shows a more borrowed evolution from the hand of Jean Joseph Xavier Bidauld, with particular attention to variations and different tones of green which composes nature as well as a precision in architecture more accentuated and a certain naiveté in the renderings of the movements of water. These characteristics are remarkable in a painting signed by Hue reappeared a few years ago on the art market (fig. 2). Clearly inspired by the Tivoli waterfalls, this very large composition seems to have been executed well after his return from Italy in 1786. Attributed to Jean François Hue, this representation is a wonderful example inspired by Italy and who rightly made the fame of the artist. Fig :2. Jean-Francois Hue, The thinker near the torrent, private collection
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Provenance

collection particulière
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