Louis-François Cassas
Paysage arcadien, circa 1800
aquarelle et plume sur papier
31 1/8 x 37 3/4 in
79 x 96 cm
79 x 96 cm
Louis-François Cassas, fils d’un géomètre des routes royales, est envoyé à Tours pour suivre un apprentissage de dessinateur. Il exécute ses premiers plans et coupes de monuments et s’exerce au dessin précis d’architecture. Dès 1775, Cassas, élève de l’Académie de dessin, créée par le duc de Rohan Chabot, fréquente l’atelier de Jean-Jacques Lagrenée dit le Jeune (1739-1821), puis en 1776, celui de Jean-Baptiste Le Prince (1734-1781). Il y apprend l’art des compositions claires et le soin à apporter au dessin d’antiquités archéologiques. Le Prince, qui a déjà exploré la Hollande, la Finlande, la Russie lui transmettra le goût du voyage et de l’exotisme, l’art de dessiner les scènes de genre et les paysages pris sur le vif, ainsi que l’utilisation subtile des lavis pour exprimer la lumière, l’espace et la végétation.
De 1779 à 1783, Cassas effectue son premier voyage en Italie. A Rome, il loge au palais Mancini en qualité « d’élève protégé », visite la Campanie et rencontre Vivant Denon. Après un itinéraire en Sicile, en Dalmatie et en Istrie, l’artiste de retour à Paris, en 1783, rejoint l’académie de son protecteur en tant que dessinateur. En 1784, Cassas suit le comte de Choiseul-Gouffier nommé ambassadeur à Constantinople et visite alors la Syrie, l’Egypte, la Palestine, Chypre et l’Asie Mineure. Engagé avec l’équipe des savants qui accompagnent le diplomate, il dessine de nombreux sites qui seront gravés. Après la Révolution, l’artiste est nommé Inspecteur des Travaux et professeur de dessin à la Manufacture Royale des Gobelins, où il restera jusqu’à sa mort. Il expose ses vues de voyage aux Salons de 1804 à 1824. Marqué par sa formation néoclassique, il n’est pas indifférent aux prémices du Romantisme et introduit dans ses œuvres un parfum oriental apprécié d’Eugène Delacroix.
Notre dessin illustre merveilleusement l’art précis et narratif de l’artiste qui prenait un soin tout particulier à restituer les détails architecturaux qu’il découvrait au cours de ses nombreux voyages. Comme souvent, l’artiste oppose avec subtilité les ocres roses des ruines aux tonalités laiteuses du ciel, accentuant l’immensité du désert qui entoure les personnages.
Louis-François Cassas, son of a surveyor of the royal roads, is sent to Tours to follow a draughtsman course. He realized his first plans and sections of monuments and practice specific architectural drawing. In 1775, Cassas, student of the Drawing Academy, created by the Duc de Rohan Chabot, attends the workshop of Jean-Jacques Lagrenée the Younger (1739-1821), then in 1776 the workshop of Jean-Baptiste Le Prince (1734-1781). He learned the art of clear compositions and the care of archaeological antiquities drawing. Le Prince, who explored the Netherlands, Finland, Russia transmitted him a taste for travel and exoticism, the art of drawing « genre scenes » and landscapes taken from life, and the subtle use of washes to express the light, space and vegetation.
From 1779 to 183, Cassas made his first trip to Italy. In Rome, he stayed at the Palazzo Mancini as « student protected », visited Campania and met Vivant Denon. After a route in Sicily, Dalmatia and Istria, the artist returned in Paris in 1783 and joined the academy of his patron as a draftsman. In 1784, Cassas followed the Count de Choiseul-Gouffier appointed Ambassador to Constantinople and then visited Syria, Egypt, Palestine, Cyprus and Minor Asia. Engaged with the team of scientists accompanying the diplomat, he drew many sites that will be engraved. After the Revolution, the artist was appointed Inspector of Works and art teacher at the Manufacture Royale des Gobelins, where he remained until his death. He exhibited his travel views from 1804 to 1824. Marked by his neoclassical education, he was not insensitive to the beginnings of Romanticiscm and introduced in his works an oriental flavor appreciated by Eugène Delacroix.
Our drawing wonderfully illustrates precise and narrative art of the artist who took special care to restore the architectural details he discovered during his many travels. As usual, the artist subtly contrasts pink ochers of the ruins to milky hues of the sky, accentuation the vastness of the desert that surrounds the characters.
