Louis-Auguste Hervieu
Paire de girandoles à sept lumières, Paris, époque Empire, avant 1811
Bronze ciselé, patiné et doré
H. 130,5 cm ; L. 42 cm
H. 51 3/8 in ; W. 16 1/2 in
H. 51 3/8 in ; W. 16 1/2 in
Chacune de ces imposantes girandoles se présente sous la forme d'un « obélisque » en bronze patiné, enrichi sur chacune de ses trois faces d'un décor d'arabesques en bronze doré...
Chacune de ces imposantes girandoles se présente sous la forme d'un « obélisque » en bronze patiné, enrichi sur chacune de ses trois faces d'un décor d'arabesques en bronze doré surmonté d'une allégorie féminine drapée « à l'antique » figurant Érigone tenant une grappe de raisin. La partie supérieure du luminaire affiche un dessin complexe structuré autour d'un fût central en bronze doré, flanqué à la base de trois chimères ailées et monopodes, tenant chacune dans leur gueule une navette contenant un binet circulaire ciselé « à treillage ». Une sphère baguée à étoiles, d'où s'élancent trois tiges en forme de cornes d'abondance ornées de masques et ponctuées également de binets, occupe la partie médiane du fût. Cette sphère supporte trois hiboux, motifs récurrents dans l'œuvre du fondeur et ciseleur Louis-Auguste Hervieu, « coiffés » d'une « lampe antique » à trois becs enflammés. De cette dernière surgit une corolle à quatre bras de lumière supplémentaires. Chaque girandole repose à la base sur trois puissantes griffes ornées de feuilles d'acanthe et alternant avec de petits tabliers ciselés « en éventail », le tout fixé sur une puissante base triangulaire en bronze doré, à faces concaves et unies, supportée par trois petites boules en aplat.
Une variante plus simple de nos candélabres, pareillement structurée autour d'un obélisque orné de têtes de bélier et des trois figures d'Érigone, supportée par des griffes reposant sur une base tripode et surmontée d'une sphère étoilée amorçant les bras de lumière, est aujourd'hui conservée dans les collections du Mobilier national, à Paris. Une autre variante, à sept branches mais sans le bouquet supérieur, est visible dans les appartements du ministère de la Marine, place de la Concorde.
Louis-Auguste Hervieu
Le modèle de nos girandoles fut mis au point avant 1811 par Louis-Auguste Hervieu qui le déclina, pratique courante chez les bronziers de cette période, en plusieurs variantes dont l'une au moins fut acquise par le Garde-Meuble impérial.
Hervieu avait repris la fabrique, renommée sous Louis XVI, de son père, Louis-Barthélemy Hervieu, mort en 1779. Dirigée un temps par la veuve de ce dernier, Louise Noblet, secondée par son beau-fils, Louis Marie († 1783), elle échut enfin à Louis-Auguste qui s'en occupa jusqu'à sa mort subite, à l'âge de 46 ans, le 12 avril 1811. Louis-Auguste Hervieu fabriqua essentiellement des pendules, des vases, des buires, des girandoles et des statuettes animalières. Il eut notamment comme clients les célèbres Lepaute, oncle et neveu, Claude Galle, Blerzy ainsi que le peintre Piat-Joseph Sauvage. La totalité de son fonds, y compris ses modèles – dont celui de la « grande girandole à obélisque et chimères portant sept lumières » –, fut dispersée, sans catalogue, le 2 mai 1811.
Une variante plus simple de nos candélabres, pareillement structurée autour d'un obélisque orné de têtes de bélier et des trois figures d'Érigone, supportée par des griffes reposant sur une base tripode et surmontée d'une sphère étoilée amorçant les bras de lumière, est aujourd'hui conservée dans les collections du Mobilier national, à Paris. Une autre variante, à sept branches mais sans le bouquet supérieur, est visible dans les appartements du ministère de la Marine, place de la Concorde.
Louis-Auguste Hervieu
Le modèle de nos girandoles fut mis au point avant 1811 par Louis-Auguste Hervieu qui le déclina, pratique courante chez les bronziers de cette période, en plusieurs variantes dont l'une au moins fut acquise par le Garde-Meuble impérial.
Hervieu avait repris la fabrique, renommée sous Louis XVI, de son père, Louis-Barthélemy Hervieu, mort en 1779. Dirigée un temps par la veuve de ce dernier, Louise Noblet, secondée par son beau-fils, Louis Marie († 1783), elle échut enfin à Louis-Auguste qui s'en occupa jusqu'à sa mort subite, à l'âge de 46 ans, le 12 avril 1811. Louis-Auguste Hervieu fabriqua essentiellement des pendules, des vases, des buires, des girandoles et des statuettes animalières. Il eut notamment comme clients les célèbres Lepaute, oncle et neveu, Claude Galle, Blerzy ainsi que le peintre Piat-Joseph Sauvage. La totalité de son fonds, y compris ses modèles – dont celui de la « grande girandole à obélisque et chimères portant sept lumières » –, fut dispersée, sans catalogue, le 2 mai 1811.
