Rome, fin du IIe siècle après J.-C.
Portrait de l'empereur romain Commode, Fin du IIe siècle après J.-C.
Marbre blanc
H. 29 cm
H. 11 3/8 in
H. 11 3/8 in
À la fin du IIe siècle apr. J.-C., les portraits impériaux évoluent vers une plus grande expressivité, en particulier sous le règne de Commode (180–192 apr. J.-C.). Fils de Marc...
À la fin du IIe siècle apr. J.-C., les portraits impériaux évoluent vers une plus grande expressivité, en particulier sous le règne de Commode (180–192 apr. J.-C.). Fils de Marc Aurèle, Commode rompt avec l'image austère de ses prédécesseurs pour imposer une iconographie personnelle et marquée. Ses portraits présentent des traits reconnaissables : un visage rond et plein, une chevelure et une barbe épaisses, aux boucles finement travaillées, ainsi qu'un regard intense souvent accentué par des pupilles incisées. Ces éléments confèrent au visage une apparence à la fois raffinée et surhumaine.
Loin d'être de simples représentations réalistes, ces portraits avaient une fonction politique essentielle : affirmer la légitimité du pouvoir impérial, asseoir l'autorité de l'empereur à travers tout l'Empire, et parfois même suggérer un statut quasi divin. Diffusés dans les provinces, exposés dans les espaces publics ou officiels, ils servaient à rappeler la présence constante de l'empereur, garant de l'ordre romain. Sous Commode, le portrait impérial devient ainsi un véritable outil de propagande, alliant individualisation physique et symbolisme idéologique.
Œuvre en rapport : Buste de l'empereur Commode, art romain, fin de l'année 180, marbre blanc de Paros, Toulouse, Musée Saint-Raymond, musée d'Archéologie.
Loin d'être de simples représentations réalistes, ces portraits avaient une fonction politique essentielle : affirmer la légitimité du pouvoir impérial, asseoir l'autorité de l'empereur à travers tout l'Empire, et parfois même suggérer un statut quasi divin. Diffusés dans les provinces, exposés dans les espaces publics ou officiels, ils servaient à rappeler la présence constante de l'empereur, garant de l'ordre romain. Sous Commode, le portrait impérial devient ainsi un véritable outil de propagande, alliant individualisation physique et symbolisme idéologique.
Œuvre en rapport : Buste de l'empereur Commode, art romain, fin de l'année 180, marbre blanc de Paros, Toulouse, Musée Saint-Raymond, musée d'Archéologie.
